Quotidien des Usines

Chevènement déplore l’impuissance du ministère de l’Industrie

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Le candidat du MRC à l’élection présidentielle en visite sur le site Arkema de Fos-sur-Mer ce 11 janvier prône une vraie politique industrielle, avec un ministère de l’Industrie reconstitué.

Chevènement déplore l’impuissance du ministère de l’Industrie © Parti socialiste

"Autrefois, il y avait une direction de la chimie au ministère de l'Industrie, avec des gens très capables. Aujourd'hui, le ministère est réduit à peau de chagrin et rattaché à Bercy, ce qui montre la prépondérance des financiers", souligne Jean-Pierre Chevènement, en visite chez Arkema, site voué à être vendu au fonds d’investissement Klesch.

Il précise que selon lui, il y a nécessité de reconstituer le ministère de l’Industrie et d’avoir une vraie politique industrielle. Le candidat en profite pour tacler l’actuel ministre de l’Industrie : "l'avenir de la chimie française ne peut pas ne pas intéresser le gouvernement. Alors qu'a dit M. Besson, le ministre de l'Industrie, quelles garanties a-t-il données ?".

Sur le site, il a rencontré l'intersyndicale d'Arkema et Nicolas de Warren, directeur des relations institutionnelles du groupe. Arkema devrait céder pour zéro euro ses activités vinyliques (PVC, soude, chlore, etc.) principalement basées en France. Le site de Fos-sur-mer serait alors concerné. Les salariés s’inquiètent de voir que les précédentes reprises de sociétés par Klesch se sont soldées par des fermetures de sites ou des réductions d’effectifs. "Pour nous, Arkema sous-traite son plan social", estime Jean-Marie Michelucci, coordinateur CGT.

Ce à quoi Jean-Pierre Chevènement réplique en plaidant pour davantage d’interventionnisme. "On pourrait imaginer d'introduire dans le capital une banque nationale d'investissement, dans une proportion modeste - 10% par exemple - afin qu'il y ait au conseil d'administration quelqu'un qui puisse suivre ce qui se passe", propose-t-il.

Le 7 décembre, Eric Besson a assuré que le gouvernement serait "particulièrement vigilant" au respect des engagements pris par Klesch, reçu au ministère.

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