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Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation: le parrain de l'aéronautique française

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Quelles sont les intentions de Charles Edelstenne comme nouvel administrateur de Thales, représentant de Dassault ? En quoi peut-il peser sur le destin de l'électronicien de défense ? Quelle stratégie de rechange envisage Dassault si le Rafale ne se vendait pas au Brésil et aux Emirats arabes unis ? Beaucoup de questions, mais bien malin qui pourrait, aujourd'hui, y répondre.

Car l'homme de confiance de Serge Dassault, expert-comptable de formation - arrivé à la tête de l'avionneur à force de patience - et fondateur de Dassault Systèmes, n'aime pas, doux euphémisme, se livrer. Ce fils de commerçants, qui vient de fêter son 72e anniversaire, possède un certain goût du secret et du pouvoir. Par exemple, pour mieux faire passer les messages, il préfère les rencontres en petit comité, en « off », avec des journalistes, plutôt que les grandes conférences de presse... où de toute façon, il ne répondra à aucune question gênante.

L'homme, 132e fortune de France, avec 239 millions d'euros grâce à sa participation dans Dassault Systèmes, peut être dur. N'a-t-il pas interdit à ses cadres toute rencontre avec notre confrère « Air et Cosmos » depuis cinq ans, en raison d'une sombre histoire de contrat raté pour le Rafale en Corée du Sud ? Une « fatwa » qui tient toujours... Au fil des ans, il est devenu l'un des acteurs clés du monde de l'aéronautique-défense : outre ses fonctions chez Dassault et Thales, Charles Edelstenne a présidé le Gifas, le groupement des industries françaises aéronautiques et défense de 2005 à 2009.

Un poste stratégique pour plaider, dans les arcanes du pouvoir, les dossiers de l'aéronautique. Et le Rafale, dont on attend toujours un premier contrat à l'étranger, est au coeur de la politique de reconquête à l'export voulue par Nicolas Sarkozy. Dans le dossier Thales, qui a agité le landerneau aéronautique pendant l'hiver 2008-2009, il a pesé de tout son poids pour obtenir l'éviction de Denis Ranque, le PDG historique. Mais son influence a toutefois des limites : il n'a pas réussi à imposer un rôle central pour Dassault dans la stratégie de Thales. Du côté du Rafale, l'affaire des 36 avions annoncés comme vendus au Brésil est loin d'être conclue. De même, la négociation avec Abu Dhabi pour la vente d'une soixantaine d'appareils semble piétiner.

Pas de doute, Charles Edelstenne, réputé bon bridgeur, aura besoin de tous ses atouts en 2010.

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