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L'usine Agro

Charles & Alice, le pari des compotes premium

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Charles & Alice, le pari des compotes premium
En cinq ans, la PME est devenue un leader dans les compotes biologiques et sans sucre ajouté.

C’est la petite marque qui commence à agacer le groupe Andros, leader du rayon des desserts aux fruits. Né il y a cinq ans à peine, Charles & Alice a réussi à tailler des croupières à son principal concurrent et aux marques de distributeurs (MDD). Tout commence en 2007. Thierry Goubault, qui dirige alors la société de boulangerie industrielle BCS, décide de racheter la PME Charles Faraud et son usine de Monteux (Vaucluse).

Aidé par un fonds du Crédit Mutuel-CIC, il relance l’entreprise en déshérence. En trois ans, celle-ci renoue avec la croissance. Le chiffre d’affaires passe de 30 à 50?millions d’euros. À cette époque, la filiale française du concurrent suisse Hero est mise en vente. Thierry Goubault la connaît pour l’avoir dirigée de 1997 à 2002. Anticipant les synergies à dégager avec Charles Faraud, il décide de la racheter avec son usine d’Allex (Drôme). L’une de ses premières décisions est de rassembler les deux concurrents sous une seule marque. Ce sera Charles & Alice dès 2011, un nom facilement mémorisable qui sonne « authentique » et rend hommage aux fondateurs de l’entreprise. Reste à définir une offre pour séduire consommateurs et distributeurs.

Plutôt que d’attaquer Andros de front, la marque choisit des segments de niche premium, le « sans sucre ajouté » et le bio, avec des achats de fruits au plus près des usines. Le succès est vite au rendez-vous. En cinq ans, la PME de 380 salariés voit ses ventes bondir de 30 % pour s’établir à 140?millions d’euros en 2015, avec des positions de leader dans les compotes sans sucre ajouté (66 % de parts de marché) et biologiques (54 % du marché) en grandes surfaces. « La quête d’une qualité premium, le choix rigoureux des matières premières, l’innovation et la qualité des process, ainsi que l’attention portée à un sourcing français autant que possible, sont les ingrédients de notre réussite », affirme Thierry Goubault.

Entre-temps, Charles & Alice doit financer son développement. L’ETI fait appel en 2013 au fonds Equistone pour entrer au capital au côté des actionnaires présents. Au passage, le management porte sa participation à plus de 20 %, contre 15 % auparavant. Cela permet d’investir dans l’outil de production et dans les innovations, notamment un nouveau concept de mousse de fruits premium lancé en 2015. Trois ans de développement ont été nécessaires et une ligne de production dédiée a été installée à Allex. Prochaine étape ? L’international. Comme beaucoup d’ETI agroalimentaires, percer à l’étranger est difficile. Mais Thierry Goubault est déjà en pourparlers aux États-Unis et en Chine.

Adrien Cahuzac

 

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