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Champions connectés

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Enquête Pour aider les sportifs à améliorer leurs performances, les équipementiers se lancent dans les objets intelligents.

Champions connectés

Les entreprises citées

Au tournoi de Wimbledon qui s’est ouvert lundi, les raquettes connectées de Babolat ou d’Artengo (la marque de tennis de Decathlon) devraient capter tous les regards. Tendance récente dans le sport, les objets connectés déferlent dans toutes les disciplines, de la balle de golf guidée par smartphone aux vêtements intelligents. Signe que les industriels s’y mettent sérieusement à leur tour. Jusqu’à présent, le marché était composé principalement de capteurs externes (200 seraient déjà commercialisés) permettant de suivre les paramètres de forme et de santé via des applications, souvent mis au point par des start-up. C’est Nike qui, en plaçant en 2006 une puce RFID active dans ses chaussures, a changé la donne.

Un lien direct avec le client

Aujourd’hui, deux segments se dégagent. Tout d’abord, les objets connectés à destination du marché de masse, comme les cardiofréquencemètres pour la course à pied, nés de partenariat avec des équipementiers sportifs.

La mesure de la performance peut être communiquée sur les réseaux sociaux, transformant le consommateur en "ambassadeur" de la marque. L’équipementier crée ainsi un lien direct avec lui, s’affranchissant du distributeur. Tout en recueillant des multitudes de données sur ses clients… Les industriels, à l’exemple de Rossignol, réfléchissent à des moyens de rendre les consommateurs captifs, en passant à un modèle économique d’abonnement mensuel en contrepartie de l’équipement, de son appli et de conseils personnalisés. Tandis que Garmin et Polar lancent leurs produits connectés dans le juteux marché du cycle.

Seconde stratégie, les produits ne s’adressant qu’à des sportifs de haut niveau, comme le ballon et les crampons intelligents que va sortir Adidas en 2014 ou la raquette de Babolat. "L’équipementier améliore son image et donne envie au grand public en se positionnant comme caution technique dans son marché", explique Gérald Crescione, cofondateur de l’agence Differential Marketing. Reste que sur le marché des objets connectés, les technologies à destination des sportifs représenteraient déjà six ventes sur dix. 

Babolat installe des capteurs dans la raquette de Nadal

Première mondiale à Roland-Garros cette année : Babolat, le spécialiste français du tennis, a présenté sa raquette connectée. La Babolat Play enregistre le nombre de coups droits et de revers, les effets de balle, la puissance… Le joueur peut ensuite analyser son jeu et ses progrès et se comparer à ses amis dans les médias sociaux. Pour innover, Babolat a su s’entourer de prestataires spécialisés, comme le grenoblois Movea pour la capture électronique et l’analyse du mouvement. Il a fallu installer les capteurs dans le manche de la raquette sans l’alourdir du moindre gramme ! Six ans de collaboration entre Babolat, Movea et les fabricants de matériaux ont permis de relever le défi. Testée par Rafael Nadal et Jo-Wilfried Tsonga, la Babolat Play sera mise en vente à la fin 2013 aux États-Unis.

Movea capture les gestes des nageurs

Après avoir fait ses armes dans l’électronique grand public (et notamment équipé la Freebox), ce spécialiste grenoblois de la capture et de l’analyse du mouvement, issu du CEA, s’attaque au marché du sport. Sa technologie SmartMotion, une solution de détection 3 D des mouvements des corps dans l’espace, n’a pas séduit que Babolat. Movea a aussi collaboré avec Oxylane (Decathlon) sur un compteur de longueurs en piscine. Le résultat ? Nabaiji, un lecteur MP3 étanche qui dénombre automatiquement les longueurs parcourues, grâce à des capteurs inertiels détectant les demi-tours. La musique s’arrête lorsque le nombre de longueur choisi est atteint. Le produit est déjà vendu 60 livres sterling (70 euros) dans les Decathlon outre-Manche. Avec sa cinquantaine de salariés, Movea prépare également d’autres projets dans la course à pied et le cyclisme. 

Bodysens sécurise les alpinistes

En 2011, les capteurs physiologiques communicants de BodySens, placés dans la cagoule d’alpinistes français, ont permis de suivre en temps réel leur état de santé durant l’ascension de l’Aconcagua en Argentine. Fréquence cardiaque, taux d’oxymétrie, température corporelle, localisation… Les données mesurées sont transmises et analysées à distance par un logiciel développé par BodySens. Prochaine étape : l’Everest en 2014 ! Fondée en 2009 au sein de l’incubateur de l’École des mines d’Alès par deux ingénieurs (l’un en informatique, l’autre en électronique), la start-up travaille aussi avec les pompiers. Elle vient de mettre au point une radio mains libres permettant à trois personnes d’échanger en environnement confiné ou hostile. De quoi séduire les adeptes du ski, du parapente, de l’escalade, de l’alpinisme ou les travailleurs en équipe de l’industrie.

Ubak géolocalise le gilet de sauvetage en avalanche

Pour créer son gilet de sauvetage connecté anti-avalanche, la société savoyarde Ubak a fait appel au designer Philippe Starck, à des développeurs informatiques californiens, et à la cellule R & D de la gendarmerie de haute montagne… Doté d’une bouée et d’un baudrier intégrés, de capteurs (pression, température, positionnement) et de TIC embarquées (carte PCB, émission-réception d’alerte et de signaux avec GPRS et Wi-Fi…), ce dispositif géolocalisable améliore les conditions de survie par rapport à un sac à dos anti-avalanche. Ne manque plus qu’un partenaire pour mettre cette version "communicante" du gilet sur le marché. 

Somaxis analyse la tension musculaire

Spécialiste du "quantified self", la start-up californienne Somaxis a mis au point MyoLink, un capteur placé sur le corps capable d’enregistrer la tension des muscles, la fatigue, l’endurance, le rythme cardiaque et le niveau de récupération de l’utilisateur, puis d’envoyer les données à une appli de smartphone. Il a déjà convaincu les amateurs de gym et de yoga, mais aussi les personnes souffrant de troubles musculosquelettiques. 

Rossignol mesure les performances à ski

Leader mondial du ski alpin, l’isérois Rossignol a voulu moderniser son image en lançant, en janvier 2012, sa première application smartphone, Ski Pursuit. Idéal pour faire du buzz autour du lancement de sa nouvelle gamme de ski et créer un lien direct avec le consommateur. Téléchargée plus de 100 000 fois, cette appli gratuite sert à mesurer ses performances à ski (vitesse, distance, dénivelé…) et à les partager sur Facebook. L’occasion pour Rossignol de collecter des informations sur ses utilisateurs et de réfléchir à de nouveaux services numériques payants (coaching…).

Zephyr équipe les footballeurs américains de T-shirts intelligents

Après avoir planché sur des appareils portables capables d’enregistrer en temps réel les données physiologiques des membres des forces spéciales américaines, l’américain Zephyr, spécialiste du monitoring physiologique, aide les athlètes à progresser sans se blesser. Avec l’équipementier sportif américain Under Armour, il a mis au point E39. Il s’agit d’un T-shirt à compression, équipé d’un petit disque lisse placé au niveau de la poitrine et composé de plusieurs capteurs. Connecté en Bluetooth, il permet de mesurer en temps réel le rythme cardiaque de l’athlète, sa température corporelle, son seuil anaérobie et même son explosivité et sa force d’impact. Aux États-Unis, il a d’abord été testé auprès d’une cinquantaine d’équipes professionnelles de basket, de hockey sur glace et de football américain avant d’être lancé en 2012 auprès du grand public.

Jawbone crée le bracelet "coach sportif"

Plus connu pour ses casques sans fil, l’américain Jawbone s’est lancé dans le marché du bien-être avec un produit trois en un. Son bracelet étanche Up mesure exercices physiques et qualité du sommeil grâce à un capteur de mouvements. L’équilibre alimentaire du porteur peut aussi être analysé en synchronisant Up avec une application smartphone. Doté d’un moteur de vibration, il réveille en fonction des cycles du sommeil et peut rappeler au paresseux de reprendre une activité physique. Vendu 129,90 euros en ligne, ce bracelet peut être connecté à la balance Withings. 

Withings lance le podomètre nouvelle génération

Withings a encore frappé ! Célèbre pour son pèse-personne Wi-Fi, le spécialiste français des objets connectés se différencie des bracelets coach sportif en lançant, ce mois-ci, Pulse, un podomètre ultraléger (8 grammes), vendu 100 euros, qui mesure l’activité physique, la qualité du sommeil et le rythme cardiaque, et les affiche directement sur l’appli smartphone après synchronisation.

MC10 prévient les traumatismes crâniens

Spécialiste américain des capteurs, MC10 s’apprête à lancer avec Reebok (pour un prix inconnu) CheckLight, un indicateur d’impact crânien pour les adeptes de sports extrêmes. Le capteur est placé dans les mailles d’une calotte respirante dans le casque des sportifs, et fournit une mesure visuelle de la force de l’impact. Objectif : éviter les commotions et les traumatismes crâniens durant le jeu. ??

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