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L'Usine Auto

Champion des volumes, Volkswagen veut aussi renforcer ses marges

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Le groupe Volkswagen a présenté, le 12 mars, des résultats financiers en hausse. Le groupe se prépare à devenir le premier constructeur mondial, en volumes, mais aussi en rentabilité, avec son nouveau plan stratégique "Future Tracks".

Champion des volumes, Volkswagen veut aussi renforcer ses marges © Spiegelneuronen - Flickr - CC

En choisissant l'ancien aéroport de Tempelhof, au cœur de Berlin, Volkswagen AG a trouvé un lieu à la mesure de sa santé financière : gigantesque. Pour la première fois, le groupe automobile a atteint un chiffre d'affaires de 202,5 milliards d'euros (contre 197 milliards en 2013). Le résultat opérationnel suit la même tendance, à 12,7 milliards d'euros. L'hymne de la victoire footbalistique "I Will survive", qui retentit quelques instants avant le début de la conférence de presse jeudi 12 mars à Berlin, n'est donc pas déplacé.

Une nouvelle année record

Parler de record chez Volkswagen est presque devenu un pléonasme, que Martin Winterkorn, le PDG du groupe Volkswagen, n'a bien entendu pas manqué de souligner. "Nous sommes au dernier chapitre d'une success-story lancée en 2007, avec notre plan 'Stratégie 2018', a-t-il souligné. Depuis lors, nos ventes ont augmenté de 4 millions de véhicules, notre part de marché mondiale atteint 12,9% et nous avons doublé notre chiffre d'affaires comme notre marge opérationnelle". Ces chiffres doivent également être complétés par les résultats des co-entreprises de VW en Chine, qui ne sont pas consolidés dans les comptes de VW AG. Le résultat opérationnel du groupe y atteint 5,2 milliards d'euros.

Des nouvelles économies à trouver

Volkswagen AG ne compte cependant pas se reposer sur ses lauriers, ou plutôt sur le trésor financier de 17,6 milliards d'euros de liquidités de la division automobile. Son retour sur investissements fut de 14,9% en 2014 (pour 11,5 milliards d'euros de Capex) mais le directoire veut accroître cette efficacité et surtout réduire les coûts fixes.

"Depuis un an, nous nous focalisons davantage sur une croissance qualitative, soit sur les marges" a martelé Martin Winterkorn. Après avoir atteint une taille critique, VW AG veut définitivement assurer ses marges. Ce souci concerne notamment la marque Volkswagen, qui représente la moitié des volumes du groupe. Or, sa rentabilité n'est que de 2,5%, loin des 5 à 6% attendus par le directoire.

Plan de 5 milliards d'euros d'économies

Le directoire a donc lancé deux grandes initiatives. Tout d'abord, depuis l'été dernier, la marque VW est soumise à un plan annuel de 5 milliards d'euros d'économie. Le groupe s'est dit en ligne avec ses objectifs, avec un milliard d'euros qui pourrait être économisé dès cette année. Certains modèles ne seront ainsi pas reconduits, l'avenir de la Polo 3 portes est par exemple en question.

De nombreuses économies sont également réalisées en production mais Martin Winterkorn s'est pour le moment refusé à tout commentaire sur les sources de réduction des coûts. Les autres marques du groupe sont aussi mises à contribution pour réduire au total les coûts fixes sur les 118 sites de production de VW AG dans le monde.

Future Tracks

Cette réduction passe notamment par la seconde grande initiative du directoire, le plan "Future Tracks". Ce nouveau plan stratégique doit assurer une rentabilité via les nouvelles technologies de motorisation, mais surtout via le numérique. Cet axe stratégique ne comprend pas que le développement des véhicules connectés et autonomes. Volkswagen travaille aussi sur des usines plus connectées, avec analyse de données et modélisation pour accélérer la construction et flexibiliser l'utilisation des nouveaux sites.

Future Tracks prévoit aussi la production de véhicules sur les plates-formes modulaires dans 11 nouvelles usines d'ici à 2016 (29 usines produiront alors ces modèles). Au total, le groupe compte investir 107 milliards d'euros d'ici 2019 pour s'assurer la place de numéro 1 mondial, en volume comme en rentabilité.

Pauline Ducamp, à Berlin

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