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Champagne-Ardenne : Petit Bateau ancré à Troyes

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Enquête La marque entend voguer sur tous les continents, mais reste très attachée à ses "sources troyennes". Et le prouve.

Champagne-Ardenne : Petit Bateau ancré à Troyes
La marque au bateau perpétue son savoir-faire depuis 1893, et confie ses collections à des créateurs reconnus.

Un club Made in Troyes vient de voir le jour dans le chef-lieu de l’Aube. Il réunit les grands industriels de la place et Petit Bateau en fait partie. Ensemble, ces patrons veulent hisser haut le pavillon troyen. Ils souhaitent montrer les attraits de la cité, rappeler son identité industrielle forte, dire la diversité de son tissu économique, la puissance de ses marques. Et rectifier l’image que l’on peut avoir de cette "ville de l’Est".

Certes, l’ancienne capitale de la bonneterie a perdu nombre d’usines au fil du dernier quart de siècle avec le déclin du textile français, mais elle a conservé ses deux plus beaux fleurons : Devanlay Lacoste et Petit Bateau. Ce dernier alimente la sous-traitance en passant des commandes régulières aux tricoteurs de la place (Aube Tricotage, Bugis, Ducellier, Bonneterie Liebert) et aux derniers teinturiers ennoblisseurs (ETE, Sotratex, France Teinture).

"Il s’agit à la fois de sous-traitance de volumes et de spécificités. Très intégré, Petit Bateau est partie intégrante de l’écosystème troyen", remarque Catherine Schmit, la directrice du Club Textile Intégral, interface entre les industriels champardennais du secteur. Pour le tricotage, cela consiste en du travail à façon ou de la maille au mètre.

Petit Bateau tanguait quand il a été repris en 1988 par le groupe Yves Rocher. Il a bien redressé la barre depuis (300 millions d’euros de chiffre d’affaires), employant toujours 1 100 personnes dans l’agglomération troyenne, sur un effectif total de 4 000 salariés. Le site de la rue Pierre-Murard, ancré dans un faubourg de Troyes, reste bel et bien le vaisseau amiral du groupe. Petit Bateau modernise en permanence un outil industriel complet : teinture, tricotage, coupe, confection. De 40 à 45% de l’ensemble des 30 millions de pièces produites chaque année, siglées du fringant voilier bleu, sortent de là. Y compris les marinières à rayures… vertes, offertes il y a peu de temps aux dirigeants de la FNSEA venus tenir leur congrès national à Troyes.

Outil industriel complet

À l’heure de la multiplication des collections capsules confiées à de jeunes designers (Kitsuné) ou à des créateurs reconnus (Didier Ludot, Tsumori Chisato, Guillaume Henry, le styliste de Carven…), cela garantit "la souplesse, la réactivité et la performance" voulues par le président de Petit Bateau, Christian Blanckaert, inflexible sur la qualité. "Il n’y a pas d’innovation sans industrie", assure le directeur général, Patrick Pergament, soucieux avec ses équipes, d’insuffler en permanence "la gaieté, la spontanéité et l’impertinence" chères à la marque.

On a eu la démonstration de cet "esprit Petit Bateau" lors de la célébration ce printemps, à Troyes (mais également à Paris et au Japon), des 120 ans de la marque, avec une exposition mettant en scène le quotidien des ouvrières et des ouvriers troyens dans leur usine.

Les principaux investissements en cours

  • La Scapest, centrale d’achat du mouvement Leclerc, engage, fin 2013, la construction d’un nouveau site de stockage et de préparation de commandes de produits de grande consommation à Recy et à Saint-Martin-sur-le-Pré (Marne). Coût de l’investissement : 120 millions d’euros.
  • Astrium, filiale à 100% du groupe EADS, va construire une unité de destruction d’obus chimiques de la Première Guerre mondiale sur le territoire de Mailly-le-Camp (Aube). Le montant de l’opération est estimé à 100 millions d’euros.
  • Le CEA a confirmé la réalisation du démonstrateur préindustriel Syndièse sur le site de Bure-Saudron (Haute-Marne). Il permettra de produire des agrocarburants de deuxième génération à base de ressources forestières. Un investissement estimé à 110 millions d’euros.
  • Petitjean, le fabricant de mâts d’éclairage, repris il y a un an par le saoudien Al-Babtain, investit 30 millions d’euros pour rénover son outil de production implanté à Saint-André-les-Vergers (Aube).

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