Economie

CGT et Front de Gauche mobilisés contre l'accord emploi

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Si la CGT et les députés Front de Gauche affirment clairement leur engagement contre le futur projet de loi de l'accord emploi, les députés écologistes se positionnent timidement, en attendant d'avoir rencontré l'ensemble des organisations syndicales et patronales.

CGT et Front de Gauche mobilisés contre l'accord emploi © D.R.

Ce n’est pas une surprise, le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi ne fait pas l’unanimité. En ce mardi 26 février, syndicats et partis politiques ont manifesté leur volonté de s’engager clairement contre cet accord.

Thierry Lepaon, futur secrétaire général de la CGT, s’est déclaré contraint d’engager un bras de fer contre le futur projet de loi transcrivant l'accord sur l'emploi entre le patronat et trois syndicats signataires. La CGT se mobilisera d’ailleurs lors d’une journée d’action prévue le 5 mars.

Les députés de Front de Gauche ont également décidé de présenter plusieurs centaines d’amendements contre ce projet de loi, selon leur chef de file, André Chassaigne.

Pour leur part, les députés écologistes ont décidé d’attendre d’avoir rencontré toutes les organisations syndicales et patronales d’ici fin mars avant de prendre une décision. Cependant, ils ne seront  "pas avares d'amendements", a expliqué l'un d'entre eux, Christophe Cavard.

Une mobilisation active

"Nous souhaitons que cette mobilisation soit de nature à inverser la politique telle qu'elle est voulue par le Medef et décidée par le gouvernement qui tourne véritablement le dos aux engagements qu'il avait pris devant les Français lors de la campagne électorale", a déclaré Thierry Lepaon lors d'un point de presse.

La journée d’action du 5 mars, prévue à la veille de la présentation de l’accord emploi au Conseil des ministres, ne sera cependant pas dirigée contre le gouvernement, affirme le futur secrétaire général de la CGT. Cette journée entend dénoncer "la manière dont le gouvernement entend transcrire dans la loi un accord qui comporte des dangers graves et imminents pour les salariés", explique-t-il.

Côté Front de Gauche, "les députés ont décidé d'être extrêmement offensifs durant la discussion sur ce texte de loi", a déclaré André Chassaigne lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

"Nous allons durant ce débat, début avril à l'Assemblée, décliner en amendement une proposition de loi (...) pour donner de nouveaux droits aux salariés, notamment pour interdire les licenciements boursiers", a ajouté le chef de file du parti de Jean-Luc Mélenchon.

Pour rappel, un licenciement est qualifié de boursier quand une entreprise licencie des salariés pour augmenter ses bénéfices et non pas en raison de difficultés économiques réelles.

Elena Bizzotto

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