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L'Usine Matières premières

CGG restructure sa dette, mais n’est pas tout à fait sortie d’affaire

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Au terme d’un bras-de-fer dans le money time, le spécialiste de la sismique CGG a trouvé un accord avec ses créanciers pour la restructuration de sa dette, l’une des plus importantes restructurations jamais négociée en France. Mais elle n’est pas pour autant sortie de la crise.

CGG restructure sa dette, mais n’est pas tout à fait sortie d’affaire © CGG

CGG est passé tout près de la procédure unilatérale au Tribunal de commerce. Menaçant ses créancier d’en arriver à cette extrémité si un accord n’était pas trouvé avant minuit ce 2 juin, le parapétrolier spécialisé dans la sismique et la géophysique pour l’industrie pétrolière "annonce être parvenu à un accord de principe sur un plan de restructuration financière qui répond aux objectifs de la société de conversion totale en capital de la dette non-sécurisée [détenue entre autres par Alden Global, Aurelius Capital, Attestor Capital, Boussard & Gavaudan, Contrarian Capital Management et Third Point Capital, Ndlr], d'extension des échéances de la dette sécurisée [détenue notamment par Goldman Sachs, Makuria, Och Ziff et T. RowePrice, Ndlr] et de flexibilité financière, grâce notamment à l’apport de nouvelles liquidités complémentaires pour faire face à divers scénarios d’activité."

Suite à cet accord de restructuration de sa dette de 2,75 milliards de dollars, le groupe devrait finalement pouvoir se placer sous une procédure de sauvegarde qui lui permettrait d’imposer ces conditions aux derniers créanciers réticents (porteurs d’obligations convertibles Oceanes). Sa dette devrait finalement être réduite à 1,15 milliard, après la conversion en actions d’une partie des obligations (1,5 milliard de dollars) et à une augmentation de capital réservée en priorité aux actionnaires. Un refinancement supplémentaire de 375 millions vient s’ajouter sous forme de nouvelles obligations à haut rendement. Cet accord, qui reste soumis à l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires (qui a été reportée) et à la validation par ses créanciers, devrait être formalisé avant la fin de l’année et mis en œuvre "au plus tard le 28 février 2018", selon CGG. Ce qui ferait retomber son ratio d’endettement (dette financière nette / Ebitda) sous les 1,5 à cette échéance (contre 6,8 début 2017 et plus de 8,5 d’ici la fin de l’année).

Dilution des actionnaires historiques

La conversion de près de 1,5 milliard d’obligations en parts du capital va diluer de façon importante les actionnaires actuels. BpiFrance et le fonds AMS Industries (17,7% du capital à eux deux), qui n'ont pas participé aux discussions finales, pourront prendre part à l’augmentation de capital de 125 millions de dollars. DNCA Finance (7,9% du capital), quant à elle, a déjà entériné l’accord. Leur part pourrait descendre jusqu’à 3,2% s’ils n’exercent pas leur droit préférentiel de souscription, précis le groupe.

Assainissement de l’activité

CGG vient de procéder à un très important plan de réduction des coûts entre 2013 et 2016 : -75% dans la branche Marine, -61% sur les frais généraux, -47% sur les effectifs et a réduit ses investissements de 54% sur la période. Le groupe a pour objectif de faire remonter son chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dollars en 2016 à 2 milliards d’ici 2019. Stratégiquement, ce projet compte sur une forte croissance de l’activité équipement, au détriment des activités géologie-géophysique-réservoir, la partie acquisition restant stable.

Un contexte économique plus favorable

La stabilisation actuelle du cours du pétrole suite aux efforts de l’Opep et de ses partenaires, notamment la Russie, et à la fin de la guerre des prix avec les producteurs d’huiles de schiste, devrait relancer l’investissement en exploration-production des majors pétrolières, qui avaient gelé leurs projet dans l’amont pétrolier. Le nombre de projets d’exploration financés n’a jamais été aussi bas depuis plus de 70 ans, selon l’Agence internationale de l’énergie. En conséquence, les découvertes pétrolières ont atteint en 2016 un niveau historiquement bas : 2,4 milliards de barils, contre 9 milliards de barils en moyenne sur ces 20 dernières années.

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