CGG a creusé ses pertes en 2015 et veut stabiliser sa dette

PARIS (Reuters) - CGG s'est fixé jeudi pour objectif de réduire son endettement cette année et envisage de procéder à un regroupement de ses actions afin de réduire la volatilité de son cours de Bourse.
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CGG a creusé ses pertes en 2015 et veut stabiliser sa dette

Le spécialiste des services et équipements géophysiques, qui a creusé ses pertes en 2015 et lancé sa restructuration sur fond de chute des prix du pétrole, veut ramener sa dette nette en dessous de 2,4 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros environ) à la fin 2016, contre un 2,5 milliards de dollars fin 2015. La dette nette était ressortie à 2,42 milliards de dollars fin 2014.

Le groupe, qui a procédé en début d'année à une augmentation de capital de 350 millions d'euros, précise qu'il dispose de 791 millions de dollars de liquidités.

"La séquence de covenants (bancaires, NDLR) a été renégociée, permettant notamment au groupe de disposer d'une large marge de manoeuvre sur l'année 2016", a souligné Jean-Georges Malcor, le directeur général de CGG, lors d'une conférence téléphonique.

Interrogé sur la possibilité d'un regroupement des actions du groupe, il a en outre déclaré: "C'est un sujet effectivement que nous étudions."

En Bourse, l'action CGG, qui reste très volatile, recule de 6% à 0,62 euro à 10h40, plus forte baisse de l'indice SBF 120 (-0,23%).

CGG, qui a enregistré en 2015 une perte nette de 1,45 milliard de dollars contre une perte de 1,15 milliard un an plus tôt, s'attend à une année 2016 toujours difficile.

"Nous pensons que le marché va rester difficile en 2016, avec un début d'année particulièrement dur", a fait savoir Jean-Georges Malcor.

"Il est impossible de prévoir aujourd'hui à quelle échéance de temps le prix du baril du pétrole remontera (...) Ce qui est sûr néanmoins, c'est qu'aujourd'hui les compagnies pétrolières consomment leurs réserves et qu'il faudra bien à un moment donné revenir à une phase de renouvellement pour faire face à une demande, certes au ralenti, mais qui continue à croître."

Dans le contexte de marché pétrolier déprimé et touché de plein fouet par la réduction des budgets d'exploration des compagnies pétrolières, le groupe a d'ores et déjà lancé une restructuration de ses activités.

Outre la diminution de ses effectifs, il a décidé de réduire sa flotte à cinq navires, contre 11 en fin d'année dernière, afin de ramener son activité d'acquisition de données, fortement déficitaire, à moins de 15% de son chiffre d'affaires.

Objet de rumeurs récurrentes de rapprochement ou de fusion, CGG dit être "attentif" aux mouvements en cours dans le secteur.

"Nous sommes toujours attentifs à tout ce qui se passe autour de nous et nous ne sommes fermés à aucune option", a ainsi déclaré le directeur général.

Les mesures engagées visent à s'assurer que le groupe peut poursuivre seul ses activités et faire face aux bas de cycle actuels. "On ne peut pas attendre le salut simplement de l'extérieur", a-t-il dit.

(Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez)

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