Quotidien des Usines

Cfec (Compagnie Française d'Electrochimie, France) : Le fabricant de batteries repris par Bernard Cortet

, , ,

Publié le

Capital

Suite à la décision du Tribunal de commerce d'Orléans, Olympia, une société en cours de création par Bernard Cortet, un spécialiste du secteur, reprend la Cfec (Compagnie française d'électrochimie), le fabricant des batteries Steco d'Outarville, dans le Loiret, anciennement filiale du groupe portugais Autosil.
Soutenu par le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, Olympia dispose d'un capital de 381 000 euros et d'un fond de roulement de 1,2 à 1,5 million d'euros. Cette reprise s'accompagne toutefois d'un plan social concernant 280 emplois (dont une soixantaine de départs en retraite anticipée) sur les 439 que compte le site.
Le sauvetage de la Cfec, dernier fabricant de batteries français, est aussi celui d'une importante activité économique régionale. Ce site (créé en 1946 sous le nom de Steco) est l'un des principaux employeurs du Pithiverais. C'est la raison pour laquelle les élus locaux se sont largement mobilisés : l'assemblée départementale a décidé d'apporter sa garantie à hauteur d'un concours bancaire de 457 000 euros, la commune d'Outarville à hauteur de 60 980 euros, et le conseil régional, dans le cadre de sa politique de l'environnement, une aide d'un montant non déterminé pour la mise aux normes du site. Dans l'immédiat, Bernard Cortet s'est donc fixé comme objectif de recalibrer l'outil industriel (800 000 batteries par an) et de reconquérir une clientèle française et européenne en s'appuyant sur la crédibilité de la marque Steco, dont l'entreprise portera le nom.
Confrontée à de graves difficultés financières, la Cfec avait été placée en redressement judiciaire le 5 juin dernier avec assistance d'un administrateur. Elle disposait de six mois pour trouver des partenaires en vue d'une recapitalisation de 4,6 millions d'euros. Si Pedro Da Silva, le président du conseil d'administration d'Autosil, a su convaincre les banques portugaises, il a échoué auprès d'organismes financiers français. La liquidation de la Cfec a donc été prononcée le 3 octobre dernier, avec poursuite de l'activité jusqu'à la fin du mois. En quatre mois, les principaux clients de l'entreprise se sont désengagés, mais Renault V.I. et PSA Peugeot Citroën (pour ce groupe, le courant d'affaires en 2000 dans les pièces de rechange s'élevait à 4,5 millions d'euros avec la Cfec) réexaminent déjà le rétablissement de leurs relations avec le repreneur, « pour autant que les conditions commerciales soient acceptables ».
La deuxième unité du groupe Autosil, située à Turenne (Corrèze), est reprise pour 625 000 euros par Gérard Serrer, dirigeant de la société d'assemblage de batteries SKT et ancien directeur financier de la Cfec. Ce dernier s'est engagé à conserver les soixante emplois existants et à embaucher une quinzaine de salariés de la Cfec, au sein d'une nouvelle structure commerciale installée dans le Pithiverais (Loiret). Des accords commerciaux seront d'ailleurs signés entre Olympia et la société corrézienne pour la fourniture de plaques de batteries.

 

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte