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CessionCREMES MONT BLANC, LA REPRISE RETARDÉEUn blocage syndical empêche le fonds d'investissement Activa Capital de prendre les rênes de l'usine de desserts lactés de Chef-du-Pont (Manche).

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CREMES MONT BLANC, LA REPRISE RETARDÉE

Un blocage syndical empêche le fonds d'investissement Activa Capital de prendre les rênes de l'usine de desserts lactés de Chef-du-Pont (Manche).



En septembre dernier, Nestlé avait annoncé la cession de sa marque de crèmes dessert Mont Blanc ainsi que l'usine normande qui les fabrique, au fonds d'investissements Activa Capital. Six mois plus tard, la cession n'est pas entérinée. Les syndicats font barrage à cette vente arguant d'une casse sociale trop importante. Rappel des épisodes précédents. Le 13 septembre, les Comités d'entreprise des usines de Chef-du-Pont (Manche) et de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse) - site Buitoni en passe d'être cédé au fabricant de plats cuisinés Cofigeo, maison-mère de Raynal et Roquelaure - étaient réunis pour confirmation de la vente de leurs usines. 17 octobre : nouvelle réunion entre la direction générale de Nestlé et le comité central d'entreprise. Selon ce dernier, Nestlé ne délivre pas suffisamment d'informations quant à l'expertise économique de chaque site. De plus, ces cessions entraîneraient des compressions d'effectifs, notamment au niveau de la force de vente basée à Noisiel (Seine-et-Marne), au siège social de Nestlé France. Résultat : les deux comités ont recouru au droit d'alerte. Et la mésentente s'est résolue le 31 décembre devant le Tribunal de grande instance de Meaux. Le jugement, favorable à la secrétaire du Comité central d'entreprise, reconnaît la validité du droit d'alerte. De plus, chaque établissement sera l'objet d'une expertise comptable, réalisée par Axia, le cabinet désigné par les syndicats.

Activa Capital recrute un patron pour Mont Blanc

Côté repreneur, le calendrier est bousculé. " Nous sommes dans un no man's land, déplore Charles Diehl, directeur associé d'Activa Capital, ce conflit laisse de la place aux concurrents de Mont Blanc. " Pour autant, le fonds d'investissement continue de faire avancer le projet de reprise en accord avec Nestlé. Fin décembre, la filiale française de la multinationale a lancé une campagne de publicité alors que la marque avait disparu des écrans de télévision. Par ailleurs, Activa Capital a débauché Michel Larroche, ex-directeur général de Heinz France, pressenti pour diriger Mont Blanc. " Cette marque possède un superbe potentiel de développement ", souligne ce dernier. Il sait de quoi il parle. N'avait-il pas précédemment relancé Petit Navire grâce à de nouvelles recettes et de nouveaux emballages comme les " doypack ", alternative aux boites de conserve ? Ces sachets qui tiennent debout, ont dynamisé l'image des produits de la mer. Pour Mont Blanc, Michel Larroche a aussi quelques idées censées doper une marque née juste après-guerre... si la transaction réussit.



CHIFFRES CLÉS

USINE DE CHEF-DU-PONT

Production : 17 000 tonnes de desserts lactés

Effectifs : 161 salariés

Marques : Mont Blanc, La Laitière, Gloria.

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