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Ces villes labellisées French Tech

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Le label Métropole French Tech a été décerné à neuf villes. Avec Paris, elles incarnent une France numérique, qui soutient ses start-up.

Ces villes labellisées French Tech
David Monteau dirige la mission French Tech à Bercy.
© crédit photo

Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Aix – Marseille, Montpellier, Nantes, Rennes et Toulouse… Avec Paris, ces neuf villes peuvent revendiquer le label Métropole French Tech, décerné le 12 novembre par Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au Numérique. Un fléchage qui indique que la France du numérique ne se résume pas à la capitale et que ces agglomérations abritent un écosystème favorable aux start-up. Le principal intérêt du label n’est pas de donner accès au fonds French Tech – doté de 200 millions d’euros – issu des investissements d’avenir, mais la dynamique de co-construction des écosystèmes qu’il doit valoriser. La labellisation ne donne en effet lieu à aucune contrepartie financière. « Le fonds de 200 millions d’euros n’est pas une carotte. Il est décorrélé du label. Il peut investir dans des projets d’accélérateurs dans des métropoles labellisées ou non », explique David Monteau, le directeur de la mission French Tech au ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Qu’est-ce qui a poussé plus de 20 métropoles à déposer un dossier de candidature ? Qu’est-ce qui les a incitées à se regrouper, à accepter de passer un grand oral pour présenter leur projet devant une commission ? À retravailler leur copie, jusqu’à présenter un projet collaboratif assez mature pour que, sur recommandation de la mission French Tech, la secrétaire d’État au Numérique leur décerne le label ? « C’est la valorisation, le fait que l’État reconnaît ces écosystèmes et surtout les start-up, qui passaient jusque-là sous le radar de l’action publique, analyse Axelle Lemaire. Pour ces jeunes entrepreneurs, le label French Tech signifie qu’elles existent, qu’elles comptent et sont importantes dans le développement du tissu économique local. » La secrétaire d’État rappelle qu’« avoir dans le projet des start-up ayant déjà levé des fonds, mais aussi des entrepreneurs mentors pour les accompagner, sans volonté de captation ni de récupération, étaient des conditions sine qua non à l’obtention du label ».
 

Des projets ambitieux

Cette exigence pourrait expliquer que 15 dossiers ont été déposés, alors que plus de 20 agglomérations ou groupements ont communiqué sur leur candidature. Et qu’après trois mois de visites et de travail de co-construction des projets avec une équipe de dix personnes issues de la Direction générale des entreprises, de la Caisse des dépôts, de Bpifrance et de la mission French Tech, seules neuf villes ont obtenu le label. « L’important n’est pas le nombre, mais la qualité et le potentiel des projets, explique Axelle Lemaire. Pour certaines villes, il y a eu d’énormes différences entre la version 1 et la version 5 des projets. Certains écosystèmes n’avaient, par exemple, pas envisagé de lieu totem ou d’incubateur. » La secrétaire d’État pointe la diversité des projets, qui peuvent être classés en trois catégories : les révélations, comme Nantes ; ceux qui ont pu passer un cap grâce à la fédération des actions locales, comme Montpellier ; ceux qui disposent d’un historique fort, comme Grenoble.

« Ceux qui ne sont pas labellisés, ne sont pas au bout du processus et n’ont pas encore présenté leur V2 », explique David Monteau. Six villes sont concernées [voir la carte ci-contre]. Certaines n’ont même pas été jusqu’au bout du processus de dépôt de candidature, telles Alsace (Strasbourg et Mulhouse) et Caen la Mer. Pour décrocher le label, les métropoles doivent en effet disposer d’un écosystème de start-up parmi les plus remarquables en France. Elles doivent pouvoir afficher leur dynamisme, via une forte mobilisation des entrepreneurs, le montant cumulé des levées de fonds, le nombre de start-up en très forte croissance et des success stories de niveau mondial… La métropole doit aussi présenter un projet ambitieux de développement de cet écosystème avec une gouvernance claire, des acteurs locaux impliqués et fédérés, et au moins un accélérateur de start-up porté par des acteurs privés. La ville doit aussi avoir une politique d’achats innovante et des infrastructures adaptées à la croissance de ces jeunes pousses, dont un bâtiment emblématique, des espaces d’expérimentation et des infrastructures de réseaux des plus performantes. Enfin, la métropole s’engage à fournir les indicateurs de performance sur les levées de fonds et le nombre de succès entrepreneuriaux emblématiques, comme le succès à l’international ou le passage à la taille d’ETI.

Des exigences que remplit Paris, qui concentre 60 % des start-up numériques de France. La capitale, identifiée dès le départ comme la tête de pont naturelle du réseau, était exclue du processus de labellisation. C’est d’ailleurs au cœur de la halle Freyssinet, projet d’incubateur aux 1 000 start-up financé par Xavier Niel dont l’ouverture est prévue à la fin 2016, que se nichera sur 800 m2 le lieu de ralliement de la French Tech. Ne manquerait à Paris qu’une gouvernance claire de son écosystème French Tech. Qu’importe, répond Axelle Lemaire : « Je ne pense pas que, dans un écosystème qui réunit des entreprises innovantes, il faille une gouvernance autoritaire, pilotée d’en haut. Il faut faire confiance aux acteurs du terrain .» C’est tout le sens du label. ?? 

 

La mission French Tech a reçu 15 dossiers de candidature au label Métropole French Tech. Après un processus de co-construction des projets entre les acteurs locaux et les dix membres de la commission, neuf dossiers ont été jugés suffisamment matures. Le processus n’est pas clos.

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