Ces start-up qui renouvellent le diagnostic

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Si les grands groupes ont encore du mal à intégrer l'approche de la médecine personnalisée, les petites structures, elles, ont sauté le pas. Un véritable tissu industriel est en train d'émerger.

Les entreprises citées

La prise de risque est l'apanage des start-up ! Rien d'étonnant alors si les entreprises qui interviennent dans la mise au point de biomarqueurs ou de tests diagnostiques fleurissent en Europe et aux Etats-Unis. En France, elles sont déjà une petite dizaine. « On assiste actuellement à une véritable révolution de l'industrie du diagnostic avec l'arrivée d'entreprises de biotechnologies proposant des diagnostics de biologie moléculaire très pointus », assure Alain Huriez, le PDG du nantais TcLand Expression.

les pme nouent des alliances...

A l'opposé d'acteurs historiques du diagnostic in vitro, comme l'américain LabCorp, qui propose plusieurs milliers de tests différents pour un chiffre d'affaires en 2007 de 4,1 milliards de dollars, son compatriote Genomic Health, créé en 2000, devrait réaliser un chiffre d'affaires d'environ 110 millions de dollars avec un seul test commercialisé en 2004. Celui-ci permet de classifier les cancers du sein pour adapter le traitement.

Tous les rêves sont donc permis pour les PME positionnées sur les biomarqueurs dans le monde. Y compris pour le marseillais Ipsogen qui propose un test pour éviter des chimiothérapies inutiles dans le cancer du sein. Ou encore pour le parisien Serial Genetics qui compte lancer début 2009 un kit de diagnostic d'une enzyme du métabolisme liée à la sensibilité du traitement des thromboses veineuses. Le salon Eurobio 2008, qui se tient du 7 au 9 octobre à Paris, sera certainement le lieu pour chacun, de présenter ses produits ou de nouer des alliances dans ce domaine.

Car, pour entrer plus rapidement sur ce nouveau marché, les jeunes entreprises n'hésitent pas à s'associer. TcLand Expression a mis en place en janvier dernier une plate-forme de services à Nantes, avec des équipes académiques et une société spécialisée dans les essais cliniques. Pour le test d'Ipsogen dans le cancer du sein, c'est le belge DNAVision qui en assurera la plate-forme de services en Europe. En région parisienne, le spécialiste de vaccins thérapeutiques Néovacs et l'entreprise de diagnostic Biomedical Diagnostics (BMD) se sont associés dans la polyarthrite rhumatoïde. « L'objectif est de pouvoir proposer un vaccin thérapeutique aux 25 % des patients résistants ou intolérants aux traitements classiques, après qu'ils aient été sélectionnés grâce à un test », explique Guy Charles Fanneau de la Horie, le directeur général de Néovacs. Les partenaires viennent de recevoir une aide d'Oséo Innovation de 7,9 millions d'euros pour leur projet.

...Les grands labos font leurs courses

Ces entreprises intéressent de plus en plus les laboratoires pharmaceutiques ou diagnostiques, qui commencent à en acquérir certaines. Roche, en janvier dernier, a trouvé un accord de fusion avec le laboratoire américain d'histopathologie (diagnostic sur coupes de tissus) Ventana Medical Systems. Dans un autre registre, bioMérieux a annoncé en septembre l'acquisition du californien AviaraDx, qui possède des tests de classification des tumeurs. Une fois les freins réglementaires et de remboursement levés, les accords et acquisitions devraient se multiplier. Avec le risque de se réveiller trop tard pour certains.

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