Ces salariés de General Electric à Belfort qui rêvent d'aviation

L’inquiétude monte à l’usine General Electric de Belfort (Territoire de Belfort) où sont fabriquées des turbines à gaz. Craignant un délestage d’activités au profit de l’usine américaine, certains salariés misent sur les synergies avec la division aviation.

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Ces salariés de General Electric à Belfort qui rêvent d'aviation
Assemblage d'une turbine à gaz 50Hz à l'usine GE de Belfort.

On s’agace et on s’inquiète pour l’avenir à l’usine General Electric (GE) de Belfort (Territoire de Belfort) où sont produites des turbines à gaz pour la production électrique. L’agacement vient du traitement médiatique de la crise de GE. Selon le délégué syndical et coordinateur CFE-CGC GE Belfort, Philippe Peticolin, le retournement du marché de l’énergie que n’aurait pas vu venir GE ne porterait que sur le marché des turbine à gaz 60 Hz, servant les États-Unis, une partie de l’Amérique latine et des pays du Moyen-Orient, mais pas celui de 50 Hz destiné au reste du monde et sur lequel l’usine GE de Belfort est présente.

"Le site de Belfort a une capacité de production de 600 000 heures et l’année prochaine nous avons un carnet de commande de 570 000 heures, soit uniquement 5% de sous-charge", expose Philippe Petitcolin. Selon lui, le marché des turbines gaz 50 Hz aurait même connu un boom en 2016-2017, années pour laquelle l’usine française produisait 700 000 heures par an.

Crainte de choix pro américain
"Le risque chez nous, ce n’est pas le marché, ce sont les choix", prévient le délégué syndical. Et les salariés de l’usine n’ont plus aucune idée de la sauce à laquelle ils vont être mangés. Car l’éviction de John Flannery de la direction de GE, le 1er octobre, a semble-t-il déjà tout changé.

Le recentrage sur les trois divisions aviation, power et renouvelables semblait placer les usines françaises en bonne place au cœur du nouveau GE. Mais "depuis l’éviction de Flannery, l’attitude et le discours des managers a déjà changé", observe Philippe Petitcolin. Avant il n’y avait pas d’inquiétude sur la charge de l’usine. Mais maintenant, à Belfort, on craint que la direction de GE ne déshabille Belfort au profit de l’usine américaine, voire celle de Hongrie, en sous-activité depuis l’effondrement du marché 60 Hz.

Dans l'attente d'annonces
Néanmoins, une visite de dirigeants de la division aviation la semaine du 15 octobre donne un espoir aux salariés du site. Celui de voir une partie de l’activité florissante de la production de turbines d’avion retomber d’une manière ou d’une autre sur Belfort. "On attend des annonces pour la semaine prochaine [du 15 octobre]", assure Philippe Petitcolin.

Selon lui, la coentreprise SAFRAN-GE CFM International aurait besoin de main d’œuvre et de compétences et le gouvernement français pourrait demander à GE et Safran de mettre l’activité aviation à Belfort. Fabriquer une turbine à gaz ou d’avion serait donc presque la même chose. L’idée de ces synergies technologiques était d’ailleurs au cœur du discours de John Flannerry. Pas sûr que son successeur, Lawrence Culp, y souscrive autant.

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