Quotidien des Usines

Cenntro Motors France en cessation de paiement

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Le groupe américain Cenntro Motors n’a pas réussi à relancer la production de véhicules électriques et de filtres de l’ancienne usine lyonnaise (Rhône) Société d'innovation et de technologie (SITL).

Cenntro Motors France en cessation de paiement

Pas plus que Pierre Millet, précédent propriétaire de la Société d’innovation et de technologie (SITL) reprise en juin 2014, le groupe américain Cenntro Motors n’a pas trouvé les clés pour remettre sur les rails l’entreprise lyonnaise (Rhône). Lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire jeudi 23 avril, la direction de Cenntro Motors France a informé les représentants des salariés de son intention de se déclarer en cessation de paiement et de "redimensionner" l’entreprise en diminuant ses effectifs. "L’étendue et l’envergure de ce projet ne sont pas encore déterminées et seront arrêtées de concert avec l’administrateur judiciaire qui sera désigné et les instances représentatives du personnel", indiquent dans un communiqué les dirigeants de la filiale française.

Cenntro Motors avait repris l’ancienne usine lyonnaise SITL (ex-usine FagorBrandt) en juin 2014 et 395 de ses salariés en s’engageant à en conserver au moins 300 pendant cinq ans. Mais le redémarrage de la production de véhicules électriques et de filtres a été plus difficile que prévu, sans pouvoir "générer un chiffre d’affaires suffisant" pour autofinancer ses activités. L’actionnaire américain a dû injecter en moins d’un an "7,5 millions d’euros pour assurer les charges de l’entreprise". Mais aujourd’hui, il "n’est plus disposé, en l’état, à combler les dépenses de sa filiale", poursuivent les dirigeants de Cenntro Motors France. Le redressement judiciaire s’impose donc, selon eux, comme la seule solution viable pour assurer la pérennité de l’entreprise, dans une autre configuration.

Promesses non tenues

Seule une cinquantaine de salariés travaillent actuellement sur le site lyonnais, loin des promesses faites par le groupe américain lors de la reprise de SITL. Il s’était engagé alors à réintégrer progressivement dans les bureaux et les ateliers 156 salariés d’ici la fin de l’année 2014 après une période de chômage technique et à investir globalement 30 millions d’euros : 15 millions d'euros dans un premier temps pour les besoins en fonds de roulement de la nouvelle société, pour le redémarrage de la fabrication de véhicules utilitaires électriques et de filtres d’assainissement et pour un programme de recherche-développement visant à l’amélioration des produits existants ; et 15 millions d'euros ultérieurement dans la fabrication de batteries lithium ion à Lyon.

Vincent Charbonnier

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