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L'usine Agro

Cémoi, de la fève au chocolat

Solène Davesne , , , ,

Publié le , mis à jour le 02/06/2016 À 08H21

À côté des géants du cacao Barry Callebaut et Cargill ou des mastodontes du chocolat tels Nestlé et Mondelez, le numéro un français du chocolat Cémoi fait figure de Petit Poucet. Dans une industrie très concentrée, cette entreprise familiale qui pèse tout de même 800 millions d’euros de chiffre d’affaires a trouvé son créneau.

Cémoi, de la fève au chocolat
À l’export, le groupe vise le marché du chocolat noir haut de gamme, dont la demande est en croissance.

Elle est l’une des rares à maîtriser toute la filière, de la fève de cacao au produit fini. Née en 1814 à Perpignan, elle compte 14 usines dont 10 en France, acquises par rachats successifs, et emploie 3 200 salariés, dont les deux tiers en France. Depuis 1997, le groupe dispose d’une usine de première transformation en Côte d’Ivoire, qui lui assure plus de 80 % de ses apports en matière première. Pour maîtriser la qualité, il a ouvert 17 centres de fermentation dans le pays pour traiter les fèves fraîches. Celles-ci sont broyées et torréfiées avant d’être exportées. « La traçabilité des produits que cela nous apporte est notre grande force. Le consommateur veut savoir d’où vient ce qu’il consomme », assure Patrick Poirrier, troisième génération aux commandes de l’entreprise qui produit chaque année 260 000 tonnes de chocolat.

Cémoi, contrôlé à 100 % par la famille, en a fait un argument pour fournir en fèves d’autres groupes familiaux de taille moyenne, comme l’allemand Ritter. « C’est plus facile de travailler entre entreprises familiales, car les relations s’établissent dans la durée », assure Patrick Poirrier. Le chocolatier, qui écoule la majorité de ses tablettes sous marque distributeur – ce qui fut le ressort de son expansion –, cible de plus en plus l’international. À côté de ses usines en Pologne et en Allemagne, voilà un an, Cémoi a ouvert l’unique chocolaterie industrielle de Côte d’Ivoire, à Abidjan, pour produire de la pâte de cacao et de la poudre de chocolat pour le marché ouest-africain.

Le groupe vise aussi le marché du chocolat noir haut de gamme. En particulier aux États-Unis, qui découvrent les arômes des tablettes à forte teneur en cacao. Jusqu’à présent, la consommation de chocolat noir était une spécificité hexagonale. Les Français y consacrent 30 % de leurs achats contre 5 % dans le monde. « Mais la croissance est plus forte sur ce chocolat noir à forte teneur en cacao », précise Patrick Poirrier, malgré une baisse de la consommation européenne de chocolat l’an passé. À Perpignan, Cémoi a inauguré en mars un centre de R & D. Car, comme le vin, le chocolat a ses arômes, ses notes de tête et de bouche. L’investissement de 2 millions d’euros, réalisé avec le Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et le fabricant de levures Lallemand, doit permettre d’améliorer la fermentation des fèves et la qualité. Bonne dégustation !

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