CellProthera, 2,5 millions d’euros pour lancer ses tests cliniques

La jeune société de biotechnologie mulhousienne a réalisé son troisième tour de table pour lancer l’industrialisation de son procédé et commencer les tests cliniques. Objectif : commercialisation en 2015.

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CellProthera, 2,5 millions d’euros pour lancer ses tests cliniques

CellProthera, jeune entreprise de biotechnologie vient de franchir une nouvelle étape de son développement. CellProthera a levé cette année 2,5 millions d’euros auprès de deux family offices, portant à 8,4 millions d’euros le montant de l’argent récolté depuis sa création en avril 2008.

Cette biotech de Mulhouse (Haut-Rhin) développe un nouveau traitement de l’infarctus du myocarde, à partir des cellules souches du patient. CellProthera a mis au point un automate, pour lequel elle a déposé un brevet l’année dernière, qui collecte les cellules souches dans un échantillon du sang du patient et les cultive pour les démultiplier. Puis le chirurgien peut les réinjecter directement dans l’aorte du patient. En quelques mois, le procédé doit lui permettre de régénérer les cellules du cœur nécrosées par l’infarctus.

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L’argument convaincant :

Les premiers essais cliniques ont eu lieu entre 2002 et 2005, les patients ont retrouvé une qualité de vie normale. Certains ont même pu éviter d’avoir recours à une transplantation cardiaque.

Le nouveau tour de table va permettre à CellProthera de poursuivre l’industrialisation de sa machine, qu’il réalise à l’aide de plusieurs industriels français, comme Bertin Technologies (Montigny-le-Bretonneux, Yvelines), Streb & Weil (Duttlenheim, Bas-Rhin) et Technoflex (Bidart, Pyrénées-Atlantiques). "Pour tous les points critiques de l’automate, nous avons choisi d’avoir deux fournisseurs", confie Jean-Claude Jelsch, le directeur général de la biotech. Deux ingénieurs, chargés du suivi de l’industrialisation et de la maintenance des machines en service, vont d’ailleurs être recrutés dans le courant de l’année.

La levée de fonds va également servir à démarrer les essais cliniques sur 150 patients dans une quinzaine de centres de thérapie en France, aux Etats-Unis et au Canada. La jeune société se donne deux ans pour mener à bien ces deux projets, afin de lancer sur le marché sa solution en 2015.

D’ici là, elle aura toutefois encore besoin de fonds propres. "Je pense qu’il nous faudra encore lever 15 millions d’euros d’ici 2015", estime Jean-Claude Jelsch. Une gageure, alors que les fonds d’investissement français restent encore frileux sur les thématiques des cellules souches. "Ceux que l’on a vu nous ont fait comprendre qu’il fallait que l’on revienne dans cinq ans, soupire le directeur général. Ce qui est surprenant, car à l’étranger, on nous regarde différemment." Une entreprise américaine avait même promis un pont d’or à la biotech, qui a refusé préférant garder le contrôle.

Arnaud Dumas

CellProthera en chiffres :

Chiffre d’affaires : pas avant 2015
Effectif : 12 personnes
Montant de la levée de fonds : 2,5 millions d’euros
Investisseurs : Business Angels d’Alsace, Alsace Amorçage, Région Alsace, des family offices.
Secteurs d’activité : Biotechnologie

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