Economie

Ce qui se passe vraiment dans la négociation sur la qualité de vie au travail

Christophe Bys , , ,

Publié le

Nouvelle journée de négociation entre les partenaires sociaux sur la qualité de vie au travail, ce vendredi 26 avril. Outre les différences d’approche entre le bord patronal et syndical, la discussion se tient dans un contexte marqué par les blessures mal cicatrisées de l’accord sur la sécurisation de l’emploi et en pleine polémique sur l’amnistie syndicale. Y’aura-t-il une signature en juillet ?  

Ce qui se passe vraiment dans la négociation sur la qualité de vie au travail © virginiamol - Morguefile - C.C.

Et une séance de plus sur la qualité de vie au travail, la négociation qui dure, qui dure... Initialement, le gouvernement espérait un accord pour la journée de la femme, le 8 mars, en vain. La négociation lancée à l’occasion de la grande conférence sociale organisée en juillet 2012 a été repoussée jusqu’au mois de juin.

Ce vendredi 26 avril, ce sera donc la septième séance, où les partenaires sociaux chercheront les moyens d’améliorer la qualité de la vie au travail, un intitulé large qui regroupe l’égalité entre les hommes et les femmes, l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle et l’expression des salariés sur leurs conditions de travail. Tout un programme difficile à négocier, d’autant que le bord patronal, Medef en tête, ne souhaite pas voir les charges ou les obligations pesant sur les chefs d’entreprise augmenter. Benoît Roger-Vasselin, le négociateur du Medef estimait même que ce thème était plutôt celui d’ "une négociation de croissance".

Ces prévenances patronales se retrouvent dans le document de douze pages qui servira de base à la discussion ce vendredi. On y note ainsi que "les entreprises s’efforceront de développer des initiatives favorisant l’expression directe des salariés sur leur travail".

Pour un usage intelligent des Tic

La nouveauté du texte proposé est l’ article consacré aux technologies de l’information et de la communication dont le patronat veut promouvoir une "gestion intelligente". Pour cela, les entreprises "s’attacheront à mettre en place des formations à la conduite du changement et à l’utilisation des Tic pour les salariés ayant des difficultés particulières pour les maîtriser. Elles "rechercheront, après avoir recueilli le point de vue des salarié sur l’usage des TIC dans l’entreprise, les moyens de concilier vie personnelle et vie professionnelle."

En matière d’égalité professionnelle, le document remis aux négociateurs met en avant "une utilisation dynamique du rapport de situation comparée",  prévoit de "mettre en place un rapport de promotion sexuée" pour suivre l’évolution du taux de promotion hommes/femmes par métier.

Pour cette négociation, les partenaires vont se retrouver dans un contexte compliqué. Les opposants à l’accord sur la sécurisation de l’emploi continuent de le combattre et espèrent par ce moyen obtenir dans la négociation sur la qualité de vie des sortes de compensation. A l’issue de la dernière négociation, Alain Alphon-Layre de la CGT expliquait à l’AFP que le Medef "ayant obtenu ce qu’il voulait" avec cet accord du 11 janvier, "ça augure mal des futures négociations". On a connu climat plus serein pour négocier.

Christophe Bys

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