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Ce que testait le TGV qui a déraillé à Eckwersheim

Manuel Moragues ,

Publié le

La rame d’essais du TGV qui a déraillé samedi 14 novembre en Alsace devait conclure deux ans de tests du nouveau tronçon de la ligne à grande vitesse Est-européenne. Des essais dynamiques qui impliquent notamment de rouler en survitesse.

 

Dramatique échec de l’ultime test de survitesse. L’accident du TGV d’essais sur la ligne à grande vitesse (LGV) Est-européenne phase 2, qui a fait au moins 11 morts et 37 blessés samedi 14 novembre près d’Eckwersheim, en Alsace, devrait empêcher l’homologation de la ligne prévue au 1er trimestre 2016. "Il est raisonnable de penser que nous devrons reporter l’ouverture de la ligne", a déclaré dimanche Jacques Rapoport, le président de SNCF Réseau.

Le TGV qui a déraillé effectuait l’ultime test prévu de survitesse sur le tronçon de 106 km menant de Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim, près de Strasbourg. Le tronçon dans l’autre sens avait été testé mercredi 11 novembre. "Il s’agissait de la troisième et dernière session de tests au sein de la quatrième phase d’essais de la ligne, dite d’essais dynamiques", a expliqué à l’Usine Nouvelle un porte-parole de la SNCF.

Evaluer les accélérations

"Il s’agit de tester l’infrastructure. Nous évaluons les accélérations auxquelles seront exposés les passagers pour s’assurer du bon niveau de confort, de la bonne qualité du captage de courant et du bon fonctionnement des systèmes de communication et de contrôle-commande du train."

Une vitesse excessive a été évoquée comme cause possible de l’accident. Pour la SNCF, rien ne permet d’avancer une telle explication. Selon la compagnie ferroviaire, cette phase 4 consiste à faire parcourir tous les itinéraires de la ligne (voies principales et raccordements) par un train roulant à différents paliers de vitesse successifs, soit sur la LGV principale, à 160, 200, 240, 270, 300, 320, 340 et 352 km/h. Cette dernière vitesse correspond à un dépassement de 10% de la vitesse d’exploitation (320 km/h).

Dernier palier de vitesse

L’accident a eu lieu au niveau du raccordement de Vendenheim avec la ligne classique, où les paliers sont de 160 km/h (la vitesse commerciale) et 176 km/h (+10%). La SNCF précise sur un document en ligne que l’accident, s’est produit "à 15h20, lors du dernier palier". De quoi comprendre que le train devait donc en théorie rouler à 176 km/h au moment de l’accident. Interrogé sur ce point précis, un porte-parole de SNCF réseau se refuse à confirmer ce chiffre, arguant que le point précis de l’accident est encore incertain.

Le train était-il encore en décélération ? Trop tardivement ? L’examen des "boîtes noires" du train - les Atess -  par les autorités judiciaires, devrait permettre d’en savoir plus. Tout comme le témoignage du conducteur, lui aussi aux mains de la justice.

Manuel Moragues

 

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1 commentaire

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17/11/2015 - 11h31 -

Enfin un article censé et raisonnable basé sur des faits. Merci, vous faite votre métier avec sérieux ce qui est de plus en plus rare dans votre congrégation
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