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Ce que les industriels espèrent du pacte de responsabilité 

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Frédéric Saint-Geours, le président du groupe des fédérations industrielles réclame un effort de 20 milliards d’euros principalement ciblé sur l’industrie alors que Manuel Valls dévoile ce 8 avril le contenu du pacte de responsabilité.

Ce que les industriels espèrent du pacte de responsabilité © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

A quoi ressemblera le pacte de responsabilité ? Le suspense est bientôt terminé. Manuel Valls détaille ce mardi après-midi le contenu du pacte de responsabilité lors de son discours de politique générale. Depuis l’annonce par François Hollande du pacte, ses contours étaient attendus par les entreprises. Lors de sa conférence de presse semestrielle, le président du groupe des fédérations industrielles (GFI) Frédéric Saint-Geours ne cache pas sa satisfaction face au pacte qui met en œuvre "des éléments importants pour faire repartir l’investissement industriel". Mais les industriels posent aussi leurs conditions. "Il est important de ne pas gaspiller l’argent rare pour des mesures qui ne sont pas favorables à l’industrie ou à l’export", souligne Frédéric Saint-Geours. Pour cibler l’effort vers la relance de l’industrie française, le patron du GFI entend être vigilant sur la "quantité et la bonne répartition" des mesures en faveur des entreprises dans le pacte de responsabilité.

L'équivalent du CICE

L’effort réclamé est conséquent. Frédéric Saint-Geours souhaite 20 milliards d’euros supplémentaires – soit l’équivalent du crédit d’impôt compétitivité et emploi mis en place en 2013 – étalés sur trois ans et répartis sur des baisses de fiscalité et des baisses de charges. "Ce serait un bon quantum", estime le patron du GFI. Jusqu’à présent, le gouvernement s’est engagé à baisser de 10 milliards d’euros supplémentaires les cotisations patronales et à faire un geste en faveur d’une baisse de la fiscalité des entreprises, sans la chiffrer précisément.

Supprimer la C3S

Afin de cibler davantage l’industrie, le GFI plaide pour une baisse des cotisations patronales uniforme quel que soit le niveau de salaire. "Il est essentiel que cet allègement du coût du travail repose sur l’ensemble des hiérarchies de salaires. C’est un élément important pour la montée en gamme de l’industrie. Nous ne gagnerons pas à vouloir faire de la compétition sur les bas salaires", explique Frédéric Saint-Geours. Quant à la fiscalité, le GFI penche pour une baisse en priorité des impôts reposant sur les facteurs de production, notamment en supprimant la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés) ou en modifiant l’assiette de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises).

Si toutes ces conditions sont remplies, "la confiance reviendra et les patrons prendront des risques pour investir", juge Frédéric Saint-Geours. 

Solène Davesne

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