Ce que l'on sait du sous-marin argentin disparu

Une coalition internationale est à la recherche du San Juan et de ses 44 sous-mariniers. Le sous-marin argentin qui devait arriver à son port d'attache dimanche 19 novembre n'a pas donné signe de vie depuis mercredi 15 novembre. Sept brefs signaux satellitaires reçus par l'Armée argentine samedi relancent ces recherches.

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Ce que l'on sait du sous-marin argentin disparu
L'Argentine se mobilise afin de retrouver son sous-marin San Juan et ses 44 sous-mariniers portés disparus.

L'Etat argentin s'est engagé dans une course contre la montre pour retrouver son sous-marin disparu. Sans nouvelle du San Juan depuis le 15 novembre, date de la dernière communication effectuée par le submersible alors localisé à 430 kilomètres de la côte argentine dans le Golfe San Jorge, au sud de la Patagonie, les inquiétudes grandissent sur la situation du sous-marin et le sort de ses 44 sous-mariniers.

Parti de la base navale d'Ushuaïa, le San Juan devait effectuer un périple de plus de 3 000 kilomètres afin d'atteindre son port d'attache à Mar del Plata dimanche 19 novembre. Le San Juan est un sous-marin d'attaque de classe TR 1700. Conçu par l'Allemand Thyssen Nordseewerke, le sous-marin diesel-électrique a rejoint la flotte argentine en 1985.

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Qu'est-il arrivé au submersible ?

Soit il est à la surface et il a perdu la capacité d'utiliser son système de propulsion soit il est sous l'eau, selon le New York Times. La première hypothèse est préoccupante, mais pas sans espoir. Si le San Juan est à la surface, les sous-mariniers ont assez d'eau et de nourriture pour survivre 25 jours, précise le quotidien. Toutefois, les vents violents faisant rages peuvent abîmer le submersible.

Dans le pire scénario, le San Juan a coulé suite à une explosion ou un incendie. S'il y a des survivants, ils ont de l'oxygène pour quelques jours seulement, ajoute le New York Times. La seule chose de sûre pour l'instant est que l'équipage n'a pas activé la balise d'urgence. Or, en cas de perte de communication, le submersible doit refaire surface ou activer sa balise d'urgence.

Des signaux satellites ont été détectés

L'armée argentine a précisé, samedi 18 novembre, avoir détecté sept appels satellites d'une durée de 4 à 36 secondes passés depuis le sous-marin San Juan et qui n'ont pas réussi à joindre la base de l'Armée argentine. Elle a ajouté chercher à déterminer la localisation précise de ces signaux.

La société de communications par satellite Iridium, qui a confirmé avoir fourni des équipements au San Juan, a rapidement affirmé n'avoir aucune preuve de l'utilisation de l'un de ses téléphones depuis mercredi matin. Toutefois, elle a précisé que ces tentatives de communication pouvaient provenir de matériels fournis par une autre société.

D'autres signaux sonores ont été détectés lundi 20 novembre, relançant les recherches. Mais, dans la nuit de lundi à mardi, Enirque Balbi, un porte-parole de la Marine argentine, a affirmé que les analyses de la signature acoustique enregistrée montrent qu'elle ne "correspond pas à un modèle de frappe dans le système morse".

Une coalition internationale à la recherche du San Juan

Malgré d'importants moyens matériels, les recherches sont compliquées par le mauvais temps. Etats-Unis, Royaume-Uni, Chili et Brésil prêtent main forte à l'armée argentine. Navires et avions scrutent une zone d'environ 482.507 km².

Argentine, Etats-Unis, Royaume-Uni, Chili et Brésil scrutent la zone à l'aide de navires et d'avions. L'Argentine a notamment déployé deux avions, le destroyer ARA Sarandí avec un hélicoptère embarqué, ainsi que les corvettes Rosales et Drummond. Sont aussi mobilisés : un avion B8 de l'armée américain, un aéronef de la Nasa, un avion d'exploration P-3 brésilien, un avion d'exploration P-295 chilien, un navire et un avion Hercule C-130 britanniques. Tous ces efforts conjugués seront-ils suffisant pour retrouver le San Juan ?

Léna Corot Journaliste à L'Usine Digitale

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