Ce projet Muse qui permet à Montpellier de décrocher le label I-SITE

Montpellier Université d’Excellence (Muse) a obtenu la labellisation I-Site le 24 février. Ses atouts : rassembler des centaines de chercheurs des sciences du vivant, de l’environnement et de l’agriculture et avoir le soutien de 150 grands groupes, PME et pôles de compétitivité.

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Ce projet Muse qui permet à Montpellier de décrocher le label I-SITE

"Muse sera un formidable accélérateur pour l’avenir de l’ensemble du site et pour sa visibilité sur la scène internationale de l’enseignement supérieur et de la recherche", se réjouissait le 24 février François Pierrot, coordonnateur du projet Muse (Montpellier UniverSité d’Excellence) sur Twitter, après l’obtention de la labellisation I-Site. "En pariant sur la force de frappe de Montpellier dans le domaine des sciences du vivant, de l’environnement et de l’agriculture, et en apportant une réponse collective à ces trois défis interdépendants, Muse a joué la carte gagnante", commente de son côté le président de l’Université de Montpellier Philippe Augé.

Le jury international Idex-I-Site du programme des investissements d’avenir (PIA) a validé le 24 février 7 I-Sites et un Idex (Lyon-Saint-Etienne), ce qui clôt un cycle de quatre sélections engagé il y a 6 ans, indique le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Après trois tentatives infructueuses à l’Idex depuis 2011, la communauté montpelliéraine avait suivi la recommandation du jury de présélection et déposé un dossier I-Site en novembre 2016.

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Un consortium de 19 partenaires

Outre l’université, Muse implique 10 organismes de recherche (Brgm, CEA, Cirad, Cnrs, Ifremer, Inra, Inria, Inserm, IRD et Irstea), 4 grandes écoles (Ecole d’architecture de Montpellier, Chimie Montpellier, Mines Alès et Montpellier SupAgro), ainsi que les CHU de Montpellier et de Nîmes et l’Institut du Cancer de Montpellier. S’y est joint l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (Iamm) du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (Ciheam). 150 entreprises - dont BRL, Horiba, InVivo, MSD et la Banque Populaire du Sud - ont soutenu Muse, comme la région Occitanie, la métropole de Montpellier et 7 pôles de compétitivité.

Nourrir, protéger, soigner

La sécurité alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles, l’amélioration des traitements des maladies infectieuses émergentes, des maladies chroniques et des cancers, sont au cœur de Muse, un projet qui plus est très tourné vers les pays du Sud (400 chercheurs y sont implantés). "La labellisation I-Site va permettre d’amplifier à tous les niveaux le partenariat entre les acteurs du monde socio-économique et le pôle d’excellence scientifique de Muse", assure Jacques Mercier, vice-président à la recherche de l’Université de Montpellier. Au menu : des laboratoires communs, l’installation d’équipes de recherche d’entreprises sur les campus, l’élaboration en commun d’enseignements ou la construction en commun de projets européens.

Les dotations à chaque labellisé seront rendues publiques "vers la mi-mars", selon le ministère. Lors de la présentation du projet en octobre 2016 à Montpellier, avaient été évoqué "600 à 900 millions de financements nouveaux". Muse pourra aussi compter sur "un accompagnement majeur" de la région Occitanie, a indiqué sa présidente.

Sylvie Brouillet Correspondante en Occitanie

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