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L'Usine Auto

"Ce n’est pas une solution que de maintenir artificiellement une usine", affirme le vice-président de GM

Frédéric Parisot , , , ,

Publié le

Entretien A l’occasion du lancement de l’Opel Cascada dans l’usine de Gliwice en Pologne, ce jeudi 28 février, le vice-président de General Motors Steve Girsky a dévoilé un plan décennal visant à remettre Opel sur la voie de la rentabilité.

Ce n’est pas une solution que de maintenir artificiellement une usine, affirme le vice-président de GM © GM

L'Usine Nouvelle - Vous lancez pour Opel et Vauxhall un programme baptisé Drive 2022. Pouvez-vous nous en donner les grandes lignes ?

Steve Girsky - Il s’agit de montrer que General Motors croit en Opel, qui est la deuxième marque du groupe et la troisième marque européenne en termes de volumes. Avec Drive 2022, nous voulons rendre Opel rentable d’ici 5 ans, et profitable d’ici 10 ans. Pour cela nous allons travailler sur plusieurs axes. D’abord, nous allons étendre notre gamme à de nouveaux segments. C’est ce que nous avons commencé hier avec les lancements successifs de l’Adam et du Mokka, aujourd’hui avec le cabriolet Cascada, et demain avec la nouvelle Insignia.

D’ici 2016, nous prévoyons de lancer pas moins de 23 nouveaux modèles. La R&D ne sera pas en reste puisque nous prévoyons dans le même temps de mettre 13 nouveaux moteurs sur le marché. Ensuite, d’un point de vue financier, notre objectif est de réduire nos coûts fixes de 500 millions de dollars d’ici 2016. Pour cela, Opel doit parvenir à tirer davantage parti de mutualisations globales, avec la maison-mère General Motors, mais aussi de mutualisations locales avec PSA.

A ce propos, un an après la signature de l’Alliance, où en est la collaboration avec PSA ?

Nous avons déjà engagé trois programmes de développement en commun, pour les futures Meriva, Zafira et Corsa. Ce sont des véhicules que les clients européens réclament, mais qui ne se vendront pas sur d’autres continents, il n’y a qu’en les développant avec un partenaire qu’ils pourront être rentables. Sur le plan technologique, nous profitons des compétences des ingénieurs de PSA en matière de réduction des émissions de CO2, et en matière de réduction des coûts de fabrication.

Sur le plan technologique, nous profitons des compétences des ingénieurs de PSA en matière de réduction des émissions de CO2, et en matière de réduction des coûts de fabrication.

 

Par ailleurs, ce mardi 26 février, nous avons signé officiellement l’accord pour la création du service achats centralisé qui fut annoncé lors de la signature de l’Alliance. Nous pensons que les gains suite à cette mutualisation des achats seront surtout visibles à partir de 2016. Toutefois, nous allons commencer à économiser sur des achats d’organes mécaniques dès cette année.

Toutes ces économies auront-elles des conséquences sur l’emploi ?

Nous ne pouvons pas avancer de chiffres sur le nombre d’emplois que nous allons créer ou supprimer. Mais nous allons continuer d’investir dans Opel et de lancer de nouveaux modèles. Et nous garantissons que nos usines européennes auront de nouveaux véhicules à fabriquer. En revanche, les capacités moyennes des usines européennes seront abaissées. Nos usines américaines sont passées par là en 2008, lorsque General Motors était en difficulté. Face à des pertes colossales, nous savions qu’il fallait à la fois réduire les capacités et les coûts fixes, sinon le groupe aurait mis la clé sous la porte. Nous avons fermé des usines en reclassant un maximum de gens, mais nous l’avons fait.

Nous garantissons que nos usines européennes auront de nouveaux véhicules à fabriquer. En revanche, les capacités moyennes des usines européennes seront abaissées.

 

Aujourd’hui, voir que le gouvernement français paye pour conserver à tout prix les emplois, c’est pour nous un problème. On se retrouve avec des usines à forte masse salariale et faible production, ce qui les rend extrêmement peu compétitives. Ce n’est pas une solution que de maintenir artificiellement une usine, il faut agir.

Frédéric Parisot

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