Caterpillar : la justice s'en mêle

Suspens prolongé jusqu'à lundi 27 avril pour les salariés de Caterpillar.

Partager

Le juge des référés, Patrick Brossier, statuait vendredi 24 avril sur la demande de la direction française du constructeur d'engins de chantiers d'obliger le comité d'entreprise à valider le plan social d'entreprise prévoyant le départ de 733 salariés. Il rendra sa décision lundi 27 avril dans l'après midi.

Au cours de l'audience, l'avocate de la direction, Me Laurence Dumure Lambert, a rappelé l'absence du comité d'entreprise aux négociations sur le plan social, « sans raison valable ». Un motif valable selon elle pour permettre au juge de valider les derniers points de négociations portant que les aspects sociaux et les justifications économiques des licenciements.

Le comité d'entreprise avait émis un refus de poursuivre les négociations suite au rejet par la direction d'inclure dans les débats six salariés grévistes. L'avocat du CE, Me Pierre Janot, a réclamé la reprise des négociations, « le juge des référés n'ayant pas la compétence pour homologuer un plan social ».

Première plainte
Une audience qui s'est tenue le jour où le journal régional, le Dauphiné Libéré, a révélé que les quatre cadres du groupe séquestrés durant 24 heures le 31 mars avaient porté plainte contre X auprès du commissariat de police de Grenoble mercredi 22 avril. C'est la première fois depuis le début de la crise et des séries de séquestrations de chefs d'entreprise ou de cadres qu'un dépôt de plainte est rendu public de la sorte.

Une initiative saluée par Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'Unedic qui incitait depuis plusieurs jours les personnes séquestrées à en appeler à la justice. Du côté des syndicats, la critique est acerbe. « C'est inadmissible, cela ne rime à rien. Les salariés retenaient les cadres pour tenter de renouer le dialogue social qui a disparu de l'usine depuis plus de trois mois. C'est le seul moyen qu'ils ont trouvé pour échapper à la discussion », explique Nicolas Benoît, délégué CGT au CE.

Reste que les conditions de rétention laissent certains proches du dossier perplexes quant à la qualification de « séquestration ». Les cadres n'avaient pas souhaité l'intervention des forces.

Barbara Leblanc

A lire aussi
Dossier : automobile le crash

0 Commentaire

Caterpillar : la justice s'en mêle

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS