Caterpillar arbitre la répartition de ses productions

Le site de Caterpillar à Grenoble (Isère) pourrait bénéficier en partie d’une nouvelle répartition d’activités du constructeur américain. Mais les effectifs grenoblois pourraient être globalement réduits d’une centaine.

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Caterpillar arbitre la répartition de ses productions
Engins de chantier Caterpillar.

Grenoble (Isère), les Etats-Unis, la Chine ou le Japon plutôt que Gosselies en Belgique. Caterpillar a tranché. Le groupe américain envisage de fermer son usine belge, de licencier ses 2 200 salariés et de réaffecter la fabrication d’engins de chantier dans d’autres unités de production. En particulier sur le site grenoblois et en-dehors de l’Europe : aux Etats-Unis, en Chine, au Japon. La production de composants serait confiée à des fournisseurs extérieurs ainsi qu’à d’autres unités de Caterpillar.

"Nous sommes contraints de prendre des mesures pour réduire la capacité de production et supprimer les coûts de fonctionnement afin de nous adapter à une demande en recul", indique Tom Pellette, à la tête de la division Secteurs de la construction du groupe. Le chiffre d’affaires du plus grand constructeur mondial d’équipements de construction et d’exploitation minière a chuté de 15% en 2015, à 4,7 milliards de dollars.

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Une restructuration qui toucherait 10 000 emplois

Ces décisions entrent dans la mise en œuvre du plan mondial de restructuration et de réduction des coûts annoncé en septembre 2015, qui vise à supprimer 10 000 emplois - 9% des effectifs - d’ici à 2018. Une vingtaine de sites dans le monde pourraient ainsi être touchés.

Dans ce contexte, le site de Grenoble bénéficiera de la relocalisation de la fabrication de chargeurs sur pneus. Mais les syndicats locaux craignent que l’usine grenobloise pâtisse pourtant de ce jeu de chaises musicales à l’échelle mondiale. Le site pourrait ainsi être pénalisé par le transfert au Brésil et en Europe orientale d’autres productions de tracteurs et de composants, jusqu’alors réalisées en Isère.

Les effectifs grenoblois pourraient être réduits d’une centaine de personnes sur les 1 300 en poste actuellement. Une contraction bien moindre que la saignée qui attend l’usine wallonne et ses nombreux sous-traitants et fournisseurs locaux.

Vincent Charbonnier

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