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L'Usine Maroc

Casablanca Finance City décroche la première place en Afrique de l'index de compétitivité financière devant Johannesburg

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La place financière marocaine, Casablanca Finance City (CFC) occupe la première place en Afrique de l'index de compétitivité des places financières et devance le mastodonte  Johannesburg.

Casablanca Finance City décroche la première place en Afrique de l'index de compétitivité financière devant Johannesburg
Said Ibrahimi, directeur général de Casablanca finance City
© DR

On n'arrête plus Casablanca Finance City (CFC). Prise en compte dans le classement de l'index de compétititivité des centres financiers en septembre 2014, la voilà qui caracole en tête des places financières africaines devant le géant sud-africain Johannesburg.  

C'est ce qui ressort du classement du Global Financial Centers Index (GFCI), indice de référence du secteur, édité par le consultant britanique Z/Yen Group et publié ce mardi 5 avril à Londres.

Le GFCI classe les places financières en fonction de leur index de compétitivité agrège 105 indices basé sur des résultats d'enquêtes et d'indices établis par des institutions internationales comme la Banque Mondiale, le WEF, l'ONU ou l'OCDE.

CFC : un label moteur
Ouvert à tous les groupes financiers ou ceux optant pour Casablanca comme d'une base régionale (ex. Ford) , le label Casablanca Finance City (CFC) est un statut créé par la loi n° 44-10, promulguée en décembre 2010. Il permet de bénéficier de nombreuses exemptions fiscales et facilités juridiques ou administratives. Le package fiscal comprend une franchise d’impôts pendant cinq ans sur les activités hors Maroc, puis un taux réduit à 8,75%. Des facilités de visas, liberté des changes, procédures simplifiées et une taxe allégée pour les sièges sociaux sont aussi un important facteur d'attractivité du label CFC.
Au niveau mondial, Casablanca Finance City occupe la 33e place dans ce classement, dont c'est la 19ème édition. Elle réalise un bond de 11 places par rapport au dernier classement .

Le recul inattendu de 18 places de la place de Johannesburg dans le classement de l'index GFCI, en raison sans doute des difficultés économiques de l'Afrique du Sud, explique en partie la première place marocaine.

Au niveau mondial, la 19e édition du GFCI décerne son podium à Londres en tête, suivi de New York et  Singapour qui a chipé la troisième place à Singapour. Et CFC est considérée par comme le 3e centre financier le plus prometteur au monde après Singapour (3e) et Shanghai (16e).

Le classement obtenu par la place marocaine dans le classement de l'index global de la compétitivité lui permet de se classer en dehors de l'Afrique devant des places historiquement plus huppées comme Istanbul en Turquie, Bruxelles en Belgique ou encore  Milan en Italie. A noter bien entendu, que l'index de compétitivité est différent du classement par activité réelle des places financières par capitalisation par exemple, ainsi la bourse de Johannesbourg pèse-t-elle plus de 19 fois le poids de celle de Casablanca (voir tableau ci-dessous). En terme de volume (transacation), le marché coté au Maroc est 120 fois plus petit que celui de l'Afrique du sud.

Mais depuis le lancement du concept de "cité financière" (CFC) voilà quatre ans , la place financière marocaine a quasiment quintuplé le nombre de sociétés ayant un label CFC. Ainsi, elle avait un stock de 22 entreprises labellisée fin 2013, puis 60 en 2014, 101 en 2015 et annonce quatre de plus depuis le début de l'année.

Parmi les groupes bénéficiant du label CFC figure la banque chinoise Bank Of China. La France est représentée notamment par BNP Paribas ou Wendel. Les pays du Golfe comptent le groupe émirati Abraaj.  Les Etats-Unis, le constructeur Ford.

N.D.

 

CASABLANCA RESTE TRES MODESTE SUR LES MARCHES

 

Volume des échanges annuels sur les principales places financières africaines en 2015 

 Johannesburg Stock Exchange  

 362 558,7 

 Egyptian Exchange

15 209,4 

 Nigerian Stock Exchange

4 068,9 

 Bourse de Casablanca

2 942,8 

 Nairobi Securities Exchange

1 821,4 

 BVM de Tunis

1 015,1 

 BRVM

525,1 

en millions de dollars, source : Fédération mondiale des échanges (WFE)

 

Capitalisation boursière fin février 2016

Johannesburg Stock Exchange

 875 752,1 

Egyptian Exchange

   50 759,5

Bourse de Casablanca

   45 756,2

Nigerian Stock Exchange

   42 518,0

BRVM

   12 664,8

Bourse de Valeurs Mobilières de Tunis 

     9 096,6

Source : Fédération mondiale des échanges (WFE)

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