Carton jaune financier pour Patrick Drahi, le PLF 2016, Montebourg dans le vent, Macron ne veut pas de dieselgate… la revue de presse de l’industrie

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Goldman Sachs calme les ardeurs de Patrick Drahi

La magazine Challenges s'est procuré la dernière étude de Goldman Sachs, datée du 25 septembre, sur le groupe Altice, qui a racheté tour à tour SFR, Portugal Telecom et les américains Suddenlink etCablevision . La banque d'affaires américaine ne voit pas d'un bon oeil la série d'acquisitions de Patrick Drahi. "D’entrée les signataires de l’étude d’une douzaine de pages avouent avoir été surpris par l’accueil mitigé finalement réservé par le marché à l’acquisition du câblo-opérateur américain Cablevision par Altice (pour 17,7 milliards d’euros)", note Challenges. Mais les auteurs de la note "observent que le marché de la dette d’Altice s’est brutalement tendu avec des taux qui ont grimpé au-dessus de 10% sur certaines ligne". La holding de Patrick Drahi aurait ainsi atteint "la limite de la volonté des investisseurs de financer d’autres acquisitions". Goldman Sachs conseille donc de faire une "pause" et d'accélérer la recherche de rentabilité de ses différentes sociétés pour réduire plus rapidement ses ratios d'endettement.

Le Figaro déçu du PLF 2016

A la une du Figaro de ce jeudi 1er octobre, "un budget 2016 sans ambition ni vraies économies". Le quotidien explique que le PLF (projet de loi de finances) "prévoit de limiter la hausse naturelle des dépenses publiques et parie sur la croissance pour réduire le déficit". Autre point noir pour Le Figaro, "le nombre de fonctionnaires d'Etat va augmenter, une première en quatorze ans", souligne le journal.

Montebourg investit dans l'éolien

Les Echos nous apprennent ce matin qu'Arnaud Montebourg a investi dans New Wind, une start-up de l'éolien domestique, dont "deux prototypes, achetés par le groupe Engie, seront exposés dans deux mois, à l’entrée du site qui accueillera la COP21, au Bourget. L’ancien ministre doit annoncer ce jeudi 1er octobre son entrée au capital de l'entreprise.

Macron ne veut pas de dieselgate

Le ministre de l'Economie a évoqué hier son inquiétude concernant les retombées du scandale Volkswagen sur les industriels français spécialisés dans le diesel. Pour Emmanule Macron, il ne faut pas tomber dans le piège des Américains, qui cherchent à "affaiblir l'industrie européenne".

"Nous devons tous et toutes être extrêmement vigilants pour ne pas faire de ce scandale Volkswagen un scandale diesel", a-t-il insisté, dans des propos relayés par Le Figaro. Il s'exprimait à Puiseux-Pontoise (Val d'Oise) dans une usine de l'équipementier Lisi où il s'est entretenu près de deux heures durant avec des représentants de la filière automobile française.

Julien Bonnet

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