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L'Usine Santé

Carmat va demander une reprise des essais pour son cœur artificiel

Sylvain Arnulf , ,

Publié le

Deux mois après le décès du premier patient ayant reçu un cœur bioprothétique, Carmat va demander la reprise d'essais d'implantation de son cœur artificiel, selon le Quotidien du médecin.

Carmat va demander une reprise des essais pour son cœur artificiel © D. R.

Les essais cliniques du cœur bioprothétique Carmat pourraient reprendre dans les prochaines semaines. Deux mois après le décès du premier patient ayant reçu le cœur artificiel conçu par la société française, celle-ci s'apprête à demander la reprise du processus auprès des autorités françaises. "La société Carmat, en tant que promoteur de l'étude clinique, va en effet demander une autorisation de reprise des inclusions auprès de l'ANSM (l'agence du médicament) et du CPP (comité de protection des personnes qui s'exprime sur les aspects éthiques des expérimentations)", annonce Alain Carpentier, concepteur du coeur bioprothétique et cofondateur de la société, dans le Quotidien du méédecin.

La reprise pourrait s'effectuer alors que les conclusions de l'expertise sur les causes du dècès du premier patient n'ont pas été rendues publiques. Elles le seront plus tard, à l'issue du premier bloc d'essais, indique le médecin. "L'essai clinique porte sur quatre patients. Les conclusions de cet essai seront communiquées dans le respect des réglementations en vigueur", explique le Pr Carpentier. "Il est très inhabituel de communiquer les résultats d'un essai patient par patient".

calendrier précis inconnu

Malgré le décès de Claude Dany, premier malade à recevoir la prothèse bioprothétique, l'implantation avait été jugée probante, l'objectif de survie à 30 jours ayant été dépassé.

Le professeur Carpentier n'évoque pas de calendrier pour la reprise des essais, mais rappelle les objectifs du programme. Ce "coeur artificiel total définitif n'a pas pour vocation de remplacer les transplantations cardiaques mais de les compléter en palliant le manque de greffons et en répondant aux malades qui sont pas éligibles à la transplantation", précise-t-il. "Dans la mesure où le coeur artificiel aura montré son efficacité dans la prise en charge de certains malades, il sera normal de solliciter le remboursement - en France et dans d'autres pays - de cette technique qui, à terme, grâce à l'absence d'immunosuppresseurs, a vocation à être moins coûteuse qu'une transplantation ou que la seule prise en charge médicale de malades souffrant d'insuffisance cardiaque", assure-t-il.

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