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Carlos Tavares veut réduire les coûts en Chine

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Au salon de Francfort, le patron de PSA s'est voulu rassurant face à la crise que traverse la Chine. Une baisse des coûts dans le pays doit permettre aux marques du groupe de surmonter ces difficultés.

Carlos Tavares - Crédits : Pascal Guittet

C'est un Carlos Tavares optimiste, qui est apparu mardi 15 septembre, à l'ouverture du salon de Francfort (Allemagne). Fort des bons résultats de PSA sur le marché européen, le directeur général du groupe ne s'est pas laissé inquiéter par le ralentissement du marché chinois. Mieux, il a presque fait sienne la vision traditionnelle chinoise d'une crise : une opportunité pour s'améliorer.

"La bonne nouvelle est qu'à long terme, la Chine continuera de croître, a souligné Carlos Tavares. Mais comme tout le monde était concentré sur la croissance du marché, une moindre attention a été portée à la réduction des coûts. Il y a donc des gisements d'amélioration et la période est propice pour réduire ces coûts". Carlos Tavares n'est cependant pas entré plus dans le détail.

PSA prêt pour exporter depuis la Chine
L'autre bonne nouvelle de la crise chinoise ? La baisse du yuan, qui ouvre à PSA les portes de l'exportation depuis la Chine dans le Sud-est asiatique, une disposition prévue par l'accord stratégique signé avec DongFeng. "Nous pouvons améliorer notre sourcing chinois et donc notre compétitivité", a poursuivi à Francfort Carlos Tavares. L'indonésie, la Malaisie ou encore la Thaïlande sont des marchés potentiels.

Préserver les marges

Cette baisse des coûts en Chine doit éviter à PSA d'entrer dans une guerre des prix qui semble déjà sévir depuis plusieurs mois. "Il ne faut pas se leurrer : Volkswagen, General Motors sont entrés dans une guerre des prix", constate un directeur programme du groupe.

Or, Carlos Tavares ne veut pas couper dans ses marges pour conserver l'image de ses marques. "Les marques chinoises sont de plus en plus crédibles et le taux d'hésitation des clients entre marques chinoises et occidentales augmentent, précise Carlos Tavares. Il faut être pragmatique et générer moins de coûts pour été compétitifs". Le groupe ne remet pour l'instant pas en cause son objectif de 800 000 véhicules vendus en 2015.

A Francfort, Pauline Ducamp

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