Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Carlos Tavares s'attaque à l'efficacité des sites industriels de PSA

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le , mis à jour le 14/04/2014 À 17H44

Made in France Le plan stratégique "Back in the race", présenté par Carlos Tavares ce lundi 14 avril, prévoit une modernisation des usines du groupe PSA, notamment en Europe, pour baisser les coûts de production.

Carlos Tavares s'attaque à l'efficacité des sites industriels de PSA © D.R.

Le plan stratégique de PSA, baptisé "Back in the race" par le nouveau patron Carlos Tavares, compte notamment améliorer la compétitivité de l’outil industriel du groupe, notamment en Europe et plus particulièrement en France. "Nos usines françaises ont une cinquantaine d’années, les flux et l’organisation ne sont donc plus aux meilleurs standards actuels", constatait, lundi 14 avril, le directeur industriel Denis Martin, en marge de la présentation à Paris du plan. L’accent va donc être mis sur une modernisation des sites pour les doter des derniers process industriels.

Travailler sur les flux

Les plus grosses modifications concernent les flux de production. "La logistique interne est très compliquée, elle doit être revue", a souligné Carlos Tavares. Le patron de PSA souhaite également une arrivée plus fluide des pièces en bord de ligne et un transport facilité au sein d’usines "plus compactes". "Il faut modifier l’organisation générale des sites", résume le nouveau patron. "Dans certains ateliers de ferrage ou de montage, il nous faudra aussi réaliser une automatisation, mais ce n’est pas le plus gros du travail", ajoute Denis Martin.

Le passage à une seule ligne des usines de Mulhouse (Haut-Rhin) et de Poissy (Yvelines) participe à cet effort de modernisation. Mulhouse, Sochaux et Sevelnord sont aujourd’hui les usines les plus en pointe pour satisfaire les standards de l’usine excellente, le référentiel de production de PSA.

Embarquer les fournisseurs

Le groupe ne compte cependant pas réaliser seul cette démarche de modernisation. "L’amélioration continue, le monozukuri, doit partir des fournisseurs jusqu’à la sortie des véhicules de l’usine, précise Denis Martin. Nous devons donc inclure nos fournisseurs dans cette démarche et les aider à améliorer leurs outils industriels".

Ce travail sera, en France, réalisé progressivement lors de l’attribution de nouveaux modèles. Via l’accord de compétitivité, le Nouveau Contrat Social (NCS), toutes les usines françaises du groupe se verront attribuer un nouveau modèle d’ici 2016. "Une partie du milliard et demi d’euros qui doit être investi en France sur cette période, via le NCS, sera destiné à la modernisation des usines", a rappelé Carlos Tavares.

Baisser les coûts de fabrication

In fine, la modernisation des usines doit baisser le coût de production. Selon les chiffres dévoilés par Carlos Tavares le 14 avril, le prix de revient de fabrication baissera de 600 euros par véhicule à la fin 2014, grâce aux mesures d’économie prises par son prédécesseur. Le travail sur les achats mais aussi sur la productivité de l’outil industriel doit permettre de gagner encore 500 euros par voiture produite d’ici 2018. Carlos Tavares compte en effet augmenter de 20 points le sourcing low-cost.

"un plan plutôt positif"

"Ce plan est plutôt positif, il fallait agir", a commenté Franck Don, lundi 14 avril, dans la foulée de la présentation du plan stratégique de Carlos Tavares. Le délégué central de la CFTC s’est montré confiant, suite notamment à l’annonce d’un repositionnement des marques et à une clarification des gammes, le tout dans le respect du NCS.

Du côté du syndicat d’entreprise GSEA, même son de cloche. "Carlos Tavares est une personne issue du sérail de l’automobile avec une vraie vision de patron de l’automobile, explique Serge Maffi, délégué central GSEA. Il appuie là où ça fait mal, tout en nous permettant de réagir rapidement".

La CGT s’est, elle, montrée beaucoup plus réservée, craignant que la culture du profit que souhaite mettre en place Carlos Tavares se fasse contre des emplois. Un comité de groupe européen extraordinaire se tiendra le 13 mai. Toutes ces actions doivent contribuer à augmenter le taux d’utilisation des usines pour atteindre 115% avec deux équipes en 2022.

Pauline Ducamp

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle