Carlos Ghosn veut s'inviter au conseil d'administration de Nissan, la justice refuse

[ACTUALISÉ] Le 11 mars, Carlos Ghosn a révélé via son avocat qu'il souhaitait être présent au conseil d'administration de Nissan prévu le 12 mars. Cette participation, théoriquement possible malgré la liberté surveillée de l'homme d'affaires, a été refusée par les juges japonais. La réunion est susceptible de donner lieu à des annonces sur la gouvernance de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

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Carlos Ghosn veut s'inviter au conseil d'administration de Nissan, la justice refuse
Carlos Ghosn a révélé via son avocat qu'il souhaitait être présent au conseil d'administration de Nissan prévu le 12 mars.

Actualisation du lundi 11 mars : Lundi 11 mars, le tribunal de Tokyo a rejeté la demande de Carlos Ghosn d'être présent au conseil d'administration du groupe Nissan prévu le 12 mars.

Carlos Ghosn vient de sortir de prison mais il ne compte pas rester sur la touche. Officiellement, le patron déchu de Nissan est toujours administrateur du groupe. Grâce à ce statut, il espérait assister au conseil d'administration du constructeur automobile japonais, comme au bon vieux temps de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. "En tant qu'administrateur, il a l'obligation de participer au conseil, donc s'il en obtient le droit, il veut être présent", a déclaré lundi 11 mars le principal avocat de l'homme d'affaires, Junichiro Hironaka selon la chaîne de télévision NTV.

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Une présence soumise à l'approbation de la justice

Reste que Carlos Ghosn est toujours soupçonné de malversations financières et d'abus de confiance au Japon. Depuis son arrestation le 19 novembre 2018, il n'est plus vraiment en odeur de sainteté chez Nissan. Avant sa libération, le dirigeant dénonçait même un "complot" et une "trahison" de l'entreprise. Même s'il a été remis en liberté sous caution le 6 mars, l'industriel libano-brésilo-français doit respecter des conditions drastiques. Parmi elles, l'interdiction de communiquer avec des acteurs clefs de l'affaire.

Théoriquement, le tribunal de Tokyo aurait pu l'autoriser à assister à la réunion du conseil d'administration, prévue le 12 mars au siège de Nissan en banlieue de Tokyo.

Un conseil commun Renault-Nissan-Mitsubishi pour débattre de l'Alliance ?

L'un des principaux sujets de cette réunion sera la gouvernance de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Les trois constructeurs envisagent de créer un conseil commun qui permettrait de débattre des questions liées à l'Alliance et d'avancer sur la voie de l'intégration de leurs activités, a révélé TV Tokyo.

Citant plusieurs sources proches du dossier, la chaîne indique que les dirigeants des trois constructeurs automobiles - le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, le président de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, et le président de Renault, Jean-Dominique Senard - pourraient annoncer prochainement ce projet, s'il est approuvé mardi 12 mars par le conseil de Nissan.

La nouvelle structure, baptisée "New Alliance Board", remplacerait deux sociétés néerlandaises distinctes - une entre Nissan et Renault, et l'autre entre Nissan et Mitsubishi Motors - qui avaient été créées pour explorer les synergies et étudier les dossiers liés à l'alliance.

Cette réunion du conseil sera probablement présidée par Jean-Dominique Senard. Elle pourrait désigner des groupes de travail chargés d'explorer les moyens de combiner les activités des trois sociétés, selon TV Tokyo.

Un rapprochement plus étroit compromis par l'affaire Carlos Ghosn

Avant son arrestation en novembre, Carlos Ghosn, qui occupait les postes de président du conseil d'administration des trois sociétés, avait oeuvré à un rapprochement plus étroit entre Nissan et Renault, avec notamment la possibilité d'une fusion complète, malgré les réserves de Nissan. Ce projet a aussi semblé menacé par l'arrestation de Carlos Ghosn.

Aucune des trois sociétés n'a pu être contactée pour un commentaire dans l'immédiat. L'alliance entre Renault et Nissan a été créée en 1999 et élargie en 2016 à Mitsubishi.

Avec Reuters

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