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L'Usine Auto

Carlos Ghosn réagit pour la première fois après un nouveau mandat d'arrêt pour abus de confiance

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Il jure de rétablir son honneur en justice. Le 21 décembre, Carlos Ghosn a réagi pour la première fois depuis son arrestation au Japon le 19 novembre pour malversations financières. Le 20 décembre, une victoire judiciaire laissait espérer une rapide libération sous caution au PDG du groupe Renault. C'était sans compter un nouveau mandat d'arrêt, cette fois pour abus de confiance. Résumé de l'affaire et réactions du dirigeant

Carlos Ghosn réagit pour la première fois après un nouveau mandat d'arrêt pour abus de confiance
Carlos Ghosn a réagi pour la première fois depuis son arrestation au Japon le 19 novembre pour malversations financières.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Un pas en avant, deux pas en arrière… Le vendredi 21 décembre, Carlos Ghosn a fait l’objet d’un troisième mandat d’arrêt au Japon. Cette nouvelle charge du bureau des procureurs de Tokyo va leur permettre de retenir encore un peu le PDG du groupe Renault dans son centre de détention. La veille, le jeudi 20 décembre, une petite victoire judiciaire laissait espérer une libération sous caution du dirigeant dès le 21 décembre. Le bras droit de Carlos Ghosn, Greg Kelly, arrêté en même temps que le PDG, n’a en revanche pas fait l’objet d’un troisième mandat d’arrêt pour l’instant. Ses avocats ont donc déposé une demande de libération sous caution.

Cette fois, Carlos Ghosn est en garde à vue pour abus de confiance. Il est soupçonné d'avoir utilisé les comptes de Nissan pour faire endosser à la société des pertes d’investissements personnelles à hauteur de 14,5 millions d'euros.

Grâce à cette nouvelle procédure, le bureau des procureurs achète du temps. Il aura 48 heures pour interroger le patron sur ces nouvelles charges. La durée de cette garde à vue peut encore être rallongée de 10 jours, comme précédemment dans l’affaire. Néanmoins, cette extension devra recevoir l’approbation d’un juge...

Carlos Ghosn réagit publiquement pour la première fois

Pendant ce temps, l'ancien président de Nissan réagit via son avocat. Selon la chaîne NHK, il a juré de rétablir son honneur en justice. "Les choses telles qu'elles se présentent sont absolument inacceptables", a-t-il déclaré selon des propos rapportés par son avocat. "Je veux que ma position soit entendue et rétablir mon honneur devant un tribunal."

Il s'agit des premières déclarations publiques du PDG de Renault depuis son arrestation pour des malversations financières présumées. Selon son avocat cité par NHK, Carlos Ghosn souhaite s'exprimer devant la presse sitôt sorti de prison. Il se défend en outre de tout risque de fuite et demande à pouvoir quitter le Japon.

Nouveaux soupçons d'abus de confiance

L'extension de la garde à vue est loin d’être acquise pour les procureurs. Comme nous le relations le 20 décembre, les juges japonais ont désavoué le bureau des procureurs à deux reprises. En quelques heures, ils ont d’abord refusé la demande d’extension de garde à vue de Carlos Ghosn. Le parquet a fait appel pour tenter de casser cette décision. Appel à nouveau rejeté par un tribunal de Tokyo. Ces deux décisions, qui auraient facilité la libération du patron, sont apparues comme des grandes surprises. Au Japon, il est rare de voir les suspects bénéficier d’une remise en liberté sous caution.

Autre difficulté pour les procureurs : monter un dossier solide d’ici 48 heures pour appuyer leurs soupçons d’abus de confiance et tenter d’obtenir une garde à vue prolongée de 10 jours. Selon la chaîne NHK, Carlos Ghosn nie les faits. Ces nouveaux soupçons font écho aux accusations de Nissan, qui reprochait à son ex-président d’avoir utilisé l’argent du groupe à des fins personnelles, notamment pour utiliser des résidences de luxe.

Carlos Ghosn prêt à payer la caution

Selon les médias japonais, le PDG du groupe Renault et de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi s’est préparé à payer une caution de plusieurs centaines de millions de yens (100 million de yens font plus de 753 000 euros). Dans l’éventualité d’une libération sous caution, une requête serait également déposée pour l’autoriser à se déplacer vers l’étranger.

Carlos Ghosn est maintenant emprisonné au Japon depuis le 19 novembre. Il a été arrêté initialement pour avoir sous-déclaré ses revenus à hauteur de 69 millions d’euros au total entre 2010 et 2018.

L'affaire Ghosn a donné un coup de projecteur international sur le système judiciaire japonais et suscité des critiques sur certaines de ses pratiques, notamment ses longues détentions en garde à vue et l'interdiction faite aux avocats d'assister aux interrogatoires, qui peuvent durer huit heures par jour.

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1 commentaire

Nom profil

21/12/2018 - 10h57 -

Cet article affiche un certain parti pris de l'innocence de Carlos Ghosn, à l'image du conseil d'administration de Renault (qui veut ignorer les charges) et de l'administration fiscale française (qui établit la sincérité de sa situation en quelques heures). On ne s'interroge pas sur les motivations d'un tribunal Japonais qui chercherait à le libérer pour les fêtes, et le montant de la caution (15 jours de salaire) méritait d'être mis en perspective.
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Nom profil

22/12/2018 - 22h41 -

Comment faire de tels commentaires sans être dans le dossier ??
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