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Carlos Ghosn réagit à l’affaire Renault, sans rien révéler

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« Des preuves multiples et des certitudes ». C'est ce qui ressort des premières déclarations de Carlos Ghosn depuis le début de l’affaire d’espionnage qui affecte Renault.

Carlos Ghosn réagit à l’affaire Renault, sans rien révéler

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Le patron du constructeur français se justifie dans deux médias différents (le Journal du Dimanche et TF1) sur l'affaire d'espionnage industriel. Une manière de répondre aux contre-attaques des trois salariés mis à pied dans l’affaire d’espionnage qui touche le groupe depuis début janvier.

« Surpris et choqué par cette affaire », Carlos Ghosn assure que les informations divulguées ne sont pas « des données technologiques mais des éléments du modèle économique du véhicule électrique ». Un projet dans lequel Renault est très engagé :« nous sommes en pleine offensive, nous ne voulons pas être une cible molle », assure Carlos Ghosn. 

Pour autant,  le patron ne révèle pas les preuves que le groupe avait en sa possession pour porter plainte contre X le 13 février 2011 pour « des faits constitutifs d'espionnage industriel, de corruption, d'abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée ». Mais il déclare avoir des certitudes : « si on n’avait pas de certitudes, nous n’en serions pas là ».

Revenant sur les pistes évoquées dans les médias (utilisation de détectives privés par le groupe,  piste chinoise), Carlos Ghosn assure que « le groupe a été irréprochable avec la loi et dit attendre l’issue de l’enquête pour en savoir plus ».

« Se forger une opinion »

Interrogé sur les six mois pris par la direction pour informer le gouvernement -  une des critiques émises par Eric Besson, ministre de l’Industrie - le patron répond qu’il fallait « faire les premières recherches pour se forger une opinion sur la gravité de l’affaire ».

Un argument qui semble convaincre le ministre, qui a réaffirmé sur Radio J : « pour que les choses soient très très claires, j’ai dit ma façon de penser à Renault mais je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Je veux soutenir cette filière du véhicule électrique et travailler main dans la main avec le constructeur ».

Pour autant, le patron de Renault ne persuade pas les avocats des trois cadres mis à pied dans l’affaire. « Sans preuve formelle, cette affaire n'est jusqu'à présent qu'une formidable campagne de communication au bénéfice de Renault pour faire passer le message que le groupe français est le numéro un de la voiture électrique dans le monde, commente Me Pierrer-Olivier Sur, chargé de la défense de Michel Balthazard, dans le quotidien Le Figaro. La conviction ne constitue pas une preuve ».

La France, le laboratoire de Renault

Le PDG a profité de son intervention dans le JDD pour réaffirmer son engagement envers l’emploi en France et confirmer le recrutement de 2400 personnes en 2011. « Nous sommes un groupe à ambition mondiale, explique-t-il. Mais la préparation du développement de Renault à l’international se fait toujours en France. C’est son laboratoire, là où s’organise son offensive en matière d’ingénierie, de moteurs, de transmissions, de pièces ». Il assure que ses relations avec l’Etat ne sont pas mauvaises et salue le travail de Nicolas Sarkozy dans le sauvetage du secteur automobile français : « le gouvernement a pris les mesures d’urgence qui ont sauvé notre industrie ».

 

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