Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Carlos Ghosn est sorti de prison 108 jours après son arrestation au Japon

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 06/03/2019 À 09H03

[ACTUALISÉ] Le 6 mars, Carlos Ghosn est sorti de sa prison après avoir payé sa caution et l'acceptation de sa troisième demande de libération sous caution. L'ex-dirigeant de Nissan et Renault était détenu au Japon depuis le 19 novembre 2018 pour soupçons de malversations financières et d'abus de confiance.

Carlos Ghosn est sorti de prison 108 jours après son arrestation au Japon
L'ex-dirigeant de Nissan et Renault est arrêté depuis le 19 novembre au Japon pour soupçons de malversations financières et d'abus de confiance.
© L'Usine Nouvelle

Actualisation du mercredi 6 mars, 8h55 : Mercredi 6 mars, quelques heures après avoir payé sa caution, Carlos Ghosn a été libéré du centre de détention de Kosuge, au Japon, où il était détenu depuis le 19 novembre 2018. Entouré de gardiens, l'ex-dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan a été aperçu vêtu d'un blouson, d'une casquette et d'un masque sanitaire blanc. Sa libération était fortement probable, l'appel du parquet ayant été rejeté. Mais la possibilité d'une arrestation pour de nouvelles accusations n'était pas encore écartée.

Actualisation du mercredi 6 mars, 7h50 : Mercredi 6 mars, Carlos Ghosn a payé une caution de près de 8 millions d'euros dans l'espoir de sortir de prison. Ce règlement était en effet l'une des conditions à sa sortie du centre de détention de Kosuge.

Actualisation du mardi 5 mars, 16h00 : C'était l'un des obstacles à la sortie de prison de Carlos Ghosn au Japon. L'appel du bureau des procureurs contre sa libération sous caution a été rejeté, rapporte Le Monde. L'ancien dirigeant de Renault a transmis un communiqué au journal dans lequel il se dit "innocent et résolument déterminé à [se] défendre vigoureusement dans un procès équitable contre [des] accusations sans aucun fondement".

Surprise au Japon. Après plus de trois mois de détention, Carlos Ghosn pourrait finalement sortir de prison. Mardi 5 mars, le tribunal de Tokyo a accepté la libération sous caution de l'ancien patron de Renault et Nissan. L'industriel libano-brésilo-français pourrait donc sortir du centre de détention de Kosuge dès le 5 mars. Peu après la décision du tribunal, le bureau des procureurs a néanmoins fait appel. Un appel ensuite rejeté par la justice japonaise. Le parquet peut néanmoins tenter d'arrêter à nouveau le dirigeant sur la base de nouveaux chefs d'accusation, comme précédemment dans le dossier.

Arrêté le 19 novembre 2018 au Japon, Carlos Ghosn est soupçonné de malversations financières et d'abus de confiance dans une affaire qui a ébranlé l'alliance entre les constructeurs automobiles Renault et Nissan. Entre scandale sur le train de vie du patron et soupçons d'abus de bien social, les déboires judiciaires de l'ancien PDG ont également provoqué un changement de direction chez Renault.

Plusieurs conditions restrictives

Le tribunal de Tokyo a fixé plusieurs conditions restrictives à cette libération. Outre sa caution de 1 milliard de yens (près de 8 millions d'euros), Carlos Ghosn a l'interdiction de quitter le Japon jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas arriver avant plusieurs mois. Sa résidence a Tokyo devra être équipée de caméras de surveillance placées à l'extérieur. Il pourra s'exprimer publiquement mais ne pourra pas parler avec des personnes liées au dossier. Enfin, l'homme d'affaires aura un accès restreint à sa messagerie électronique et à internet.

Après deux demandes de libération sous caution infructueuses, une sortie de prison est dans tous les cas un soulagement pour Carlos Ghosn. Le dirigeant a présenté sa troisième demande le 28 février avec une nouvelle équipe juridique pilotée par Junichiro Hironaka, un avocat réputé pour être plus médiatique et surnommé “l’innocenteur”. Celui-ci s'est dit "optimiste" quant à une possible libération du dirigeant. Pour soutenir cette requête, l'avocat a proposé de nombreuses garanties, dont la surveillance vidéo et l'interdiction de quitter le territoire. Lors de son premier entretien donné en prison, Carlos Ghosn avait lui-même affirmé qu'il était prêt à rester dans le pays pour assurer sa défense.

La longue détention de Carlos Ghosn a plusieurs fois été l’objet de critiques. Lundi 4 mars, la famille de l’industriel annonçait saisir l’Organisation des Nations Unies en estimant que les “droits fondamentaux” de l’ex-PDG n’étaient pas respectés au Japon.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle