Election présidentielle 2017

Carlos Ghosn est-il (réellement) content de l'élection d'Emmanuel Macron ?

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Vu sur le web Si l'emblématique dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan s'est déclaré ouvertement "satisfait" de l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence de la République française, les derniers rapports (de force) entre les deux hommes invitent la presse japonaise à douter de la sincérité de ces propos.

Carlos Ghosn est-il (réellement) content de l'élection d'Emmanuel Macron ?
Carlos Ghosn, le patron de l'Alliance Renault-Nissan
© L'Usine Nouvelle

La victoire d'Emmanuel Macron dimanche 7 mai lors de l'élection présidentielle française va-t-elle ébranler l'inflexible Carlos Ghosn à la tête de l'un des fleurons de l'industrie automobile mondiale ? C'est la question que se posent les Japonais, alors que le patron de l'alliance franco-nippone Renault-Nissan vient de déclarer que l'élection de Macron était "une bonne nouvelle".

Celui qui a récemment lâché les rênes de Nissan pour se focaliser sur la direction de Renault et de Mitsubishi, s'est réjoui de l'arrivée de l'ancien ministre de l'Economie dans une interview accordée à Bloomberg. "Il a été élu pour de nombreuses raisons. (...) Le fait qu'il croie en un marché global, en l'intégration de l'Europe et l'importance de l'Europe, est clairement une très bonne nouvelle pour toutes les sociétés et toutes les entreprises", a-t-il expliqué.

Des rapports pourtant complexes

Il ne s'agit certes pas d'un soutien indéfectible encore moins d'une déclaration enflammée. Toutefois Carlos Ghosn parle de "bonne nouvelle" quand les dernières relations entre les deux hommes peuvent être qualifiées de complexes. En effet, comme le souligne le Japan Times, le nouveau président français s'était exprimé en mai 2016 en faveur de la politique globale du n°1 de Renault tout en critiquant ouvertement sa rémunération.

Par ailleurs, Emmanuel Macron était aux commandes de l'Economie lorsque l'Etat a décidé d'augmenter sa participation au capital de Renault en 2015. Le renforcement de la présence publique chez le constructeur automobile, même annoncée comme temporaire, a courroucé son patron estimant qu'elle freinait le développement des synergies entre Renault et Nissan. Ce dernier a rappelé il y a quelques mois son souhait que la France revende les parts alors acquises, rappelle Bloomberg. Carlos Ghosn estime qu'il est trop tôt pour envisager ou commenter les éventuels projets de Macron à ce sujet.

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