Carlos Ghosn, brique de la communication de François Hollande

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Carlos Ghosn, brique de la communication de François Hollande

Cela ne peut être un hasard : ce jeudi 28 mars, Carlos Ghosn, le PDG de Renault a confirmé qu’il baissait de 30% la part variable de sa rémunération. Une annonce qui a permis au président Hollande de le prendre en exemple quelques heures plus tard, lorsqu’il a expliqué à David Pujadas que, dans une entreprise, "l'Assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu'elles dépassent un million d'euros, l'entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75%". Une manière de contourner la censure du conseil constitutionel de sa taxe à 75% sur les hauts revenus.


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"Un exemple nous a été donné, a immédiatement ajouté François Hollande. L’accord qui a été passé par Renault pour garder les sites en France et faire qu’il y ait plus d’emplois en France. Qu’est-ce qu’on a demandé au président de Renault ? De diminuer sa rémunération. C’est le même esprit."

On savait déjà que Renault était un modèle social français, mais au regard des critiques qui ont fusé ces derniers mois à l’égard de Carlos Ghosn on ne le voyait pas bien intronisé exemple de patron solidaire.

Cet effort de 30% sur sa part variable ne suffira pas pour rentrer dans les clous. Pour l’exercice 2012, la part variable du salaire de Carlos Ghosn en tant que PDG de Renault était de 1,59 million d'euros… et sa part fixe de 1,23 million (sans compter les 10 millions d’euros que le patron de l’Alliance Renault-Nissan touche de la part de la marque nippone).

Il faut donc qu’il fasse aussi un effort de 19% sur la part fixe de son salaire pour être le modèle évoqué par François Hollande. Sinon, et c’est là que cette décision du président est à double tranchant, c’est Renault et ses salariés, déjà pas en forme, qui vont devoir assumer les 75% d’imposition sur sa rémunération.

Alors Monsieur Ghosn, parangon de vertu jusqu’au bout ?

Charles Foucault

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