Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Carlos Ghosn aurait reçu 7,8 millions d'euros d'une coentreprise Nissan-Mitsubishi

, , , ,

Publié le , mis à jour le 18/01/2019 À 07H49

Carlos Ghosn est soupçonné par Nissan et Mitsubishi d'avoir reçu indûment une rémunération de 7,8 millions d'euros via une structure basée aux Pays-Bas. Ces accusations s'ajoutent à celles de malversations financières et d'abus de confiance pour lesquelles le PDG du groupe Renault est détenu au Japon depuis le 19 novembre. Le 17 janvier, le groupe Renault a finalement annoncé officiellement qu'il était à la recherche d'un remplaçant pour succéder à Carlos Ghosn à la tête du constructeur automobile.

Carlos Ghosn aurait reçu 7,8 millions d'euros d'une coentreprise Nissan-Mitsubishi
Carlos Ghosn est soupçonné par Nissan et Mitsubishi d'avoir reçu indûment une rémunération de 7,8 millions d'euros via une structure basée aux Pays-Bas.
© Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Nissan et Mistubishi ont déclaré vendredi 18 janvier que Carlos Ghosn avait indûment reçu une rémunération de 7,8 millions d'euros par une structure conjointe aux deux constructeurs automobiles aux Pays-Bas.

Une enquête menée par les deux firmes japonaises a permis d'établir que l'ancien président de Nissan s'était vu verser une compensation de la part de l'entité Nissan Mitsubishi BV (NMBV), fondée en juin 2017 aux Pays-Bas, sans en informer les deux autres directeurs de NMBV.

Déjà trois inculpations contre Carlos Ghosn

Nissan et Mitsubishi ont ajouté qu'ils envisageaient de porter plainte au civil contre Carlos Ghosn pour tenter d'obtenir auprès de ce dernier des indemnités à l'égard de cette rémunération abusive.

En détention depuis le 19 novembre au Japon, Carlos Ghosn a déjà subi trois inculpations pour minoration de ses revenus sur deux périodes différentes et transferts de pertes personnelles dans les comptes de Nissan. Il rejette ces accusations.

De nouvelles accusations contre Carlos Ghosn ?

Une source proche du dossier a déclaré quelques jours plus tôt à Reuters que Nissan envisageait de porter plainte au civil contre Carlos Ghosn qu'il soupçonne d'abus de biens sociaux.

Cette plainte au civil pourrait porter sur l'utilisation des fonds de l'entreprise pour payer les résidences mises à la disposition de Carlos Ghosn, pour ses dons à des universités et pour des versements à un homme d'affaires saoudien soupçonné d'avoir aidé le dirigeant à s'extraire de ses difficultés financières, a ajouté la source.

Le quotidien Les Échos rapportait dimanche 13 janvier que le parquet japonais envisageait de nouvelles accusations de malversations contre Carlos Ghosn liées à sa rémunération par NMBV.

Renault et l'État recherche officiellement un remplaçant à Carlos Ghosn

En France, après avoir longuement défendu la présomption d'innocence, l'État et le groupe Renault sont maintenant officiellement à la recherche d'un remplaçant pour Carlos Ghosn à la tête du constructeur automobile. Le gouvernement a été le premier à annoncer officiellement le lancement de ce processus. Jeudi 17 janvier, le groupe Renault a également fini par reconnaître publiquement son changement d'attitude dans un communiqué : "Les organes de gouvernance de Renault travaillent activement à la recherche de la meilleure solution pour la gouvernance future", écrit le groupe.

Avec Reuters (Naomi Tajitsu; Bertrand Boucey et Jean Terzian pour le service français)

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle