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L'Usine Agro

"Candia vise un retour à l’équilibre financier en 2015", selon Giampaolo Schiratti

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Entretien Arrivé aux commandes de Candia en mars, Giampaolo Schiratti a la lourde tâche de redresser la marque emblématique du groupe coopératif Sodiaal. Il vise un retour à l’équilibre pour 2015. Le plan de restructuration et les investissements dans les usines vont permettre d’économiser 20 millions d’euros par an. Le nouveau directeur général entend également mener bataille contre le lait importé. Candia devrait adopter le label Origine France Garantie cet automne.

Candia vise un retour à l’équilibre financier en 2015, selon Giampaolo Schiratti © Mike Ellis

L'Usine Nouvelle - Candia a annoncé fin 2012 son souhait de fermer trois usines sur huit (Saint-Yorre dans l’Allier, Arnas près de Villefranche-sur-Saône (Laiterie Marguerite) dans le Rhône et Lude dans la Sarthe). Pourquoi ces trois sites ?

Giampaolo Schiratti - Face aux problèmes de rentabilité que nous connaissons, nous avons fait une analyse en 2012, qui a montré que nous avions trop de sites, pas assez compétitifs. L’analyse a montré qu’il fallait nous restructurer, pour être à nouveau bénéficiaires. Nous avons choisis de fermer trois usines, dont celle de l’usine de Saint-Yorre, rachetée il y a trois ans. C’était un site qui fonctionnait uniquement avec du lait dit "spot" (ndlr : du lait en excédent payé aux éleveurs à moindre prix). Or, ce lait aujourd’hui part pour la fabrication de poudre. Dans un contexte d’approvisionnement en diminution, l’existence de cette usine ne se justifiait plus. Au total, sur les 300 suppressions de postes prévus sur les trois sites, nous avons ouvert 290 postes de reclassement, dans nos sites et grâce à des partenaires, Laïta et Bongrain. Il y a par ailleurs un projet de réindustrialisation sur le site de Saint-Yorre qui avance bien.

Cela va-t-il permettre à Candia de gagner en compétitivité face à ses concurrents étrangers, notamment Allemands ?

Nous allons investir plus de 60 millions d’euros dans nos sites existants, d’ici à 2015, pour gagner en compétitivité. Notre usine de Lons, va bénéficier par exemple d’un atelier tout neuf, avec notamment une ligne supplémentaire de production dédiée à des petits conditionnements. Au total, Candia aura 34 lignes de production en France, contre 49 aujourd’hui, mais elles seront plus rapides et plus compétitives. Ce plan permettra à nos cinq usines, d’augmenter leurs capacités de production de 250 millions à 400 millions de litres pour les usines de Cambrai et Nantes notamment. Cela nous permettra de nous rapprocher des standards allemands.

Est-ce que cela sera suffisant pour renouer avec les bénéfices ?

Notre but est d’économiser 20 millions d’euros par an grâce à notre plan. Nous pensons revenir à l’équilibre en 2015. En 2012, nous avons perdu 26 millions d’euros en résultat opérationnel courant, pour un chiffre d’affaires d’1,35 milliard d’euros. Nous aurons à mener une autre bataille : faire que le marché français ne soit pas envahi par du lait étranger. Certes, les volumes devraient baisser en 2013, à 150 millions de litres contre 300 millions en 2012, à cause de la hausse transitoire des cours allemands.

Mais la répercussion du cours des matières premières en France est toujours plus longue et nous allons rattraper ce décalage dans les prochaines semaines. Nous allons mettre l’accent sur l’origine française de notre lait, en adoptant progressivement cet automne le label Origine France Garantie sur nos produits. Nous avons aussi de réels espoirs commerciaux sur l’Espagne et l’Italie. Ces deux pays devraient diminuer progressivement leur production, avec la fin des quotas en 2015, car pas assez compétitifs au niveau européen.

La Chine est par ailleurs un énorme enjeu pour nous. En dehors de la poudre, il y a une demande de plus en plus importante pour le lait liquide, directement importé de grandes zones de production, comme la Nouvelle Zélande ou l’Europe. C’est un gage de sécurité alimentaire, pour eux plutôt que la poudre qui est mélangée sur place pour donner du lait liquide.

Propos recueillis par Adrien Cahuzac

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