Canat, l'Aveyronnais qui veut racheter Lejaby

Peu connue du grand public, la PME basée à Millau, estime avoir toutes ses chances pour reprendre le fabricant de lingerie placée en liquidation judiciaire. Canat veut développer des synergies avec Lejaby pour être plus fort ensemble dans les achats et la distribution.

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Canat, l'Aveyronnais qui veut racheter Lejaby

Racheter un fabricant 4 fois plus gros ne lui fait pas peur ! Spécialisé dans la lingerie de nuit (pyjamas, robes de chambre…) Canat, fait partie des quatre prétendants en lice pour la reprise de Lejaby. Malgré sa petite taille, cette PME aveyronnaise, de 95 salariés et 11 millions d'euros de chiffre d'affaires, estime avoir toutes ses chances pour être choisie par le tribunal de commerce le 17 janvier.

"Dans un marché qui se contracte, il faut être de plus en plus gros pour peser sur les achats, mais aussi sur les distributeurs", insiste Lazare Sellam, qui racheté l'entreprise basée à Millau (Aveyron) en avril 2011. Selon lui, le rachat de Lejaby pourrait profiter à Canat mais aussi à la célèbre marque de lingerie féminine. "Nous avons identifié de nombreuses synergies possibles, car nous nous adressons aux mêmes circuits de distribution, principalement les détaillants spécialisés et les grands magasins", ajoute le PDG.

160 salariés conservés sur 450

A l'image d'une des autres propositions de reprise, son projet prévoit lui aussi de garder une partie de la production en France. "C'est très important de conserver le savoir-faire en interne, tant pour la qualité que pour l'image de la marque", affirme-t-il, mais si l'essentiel des collections serait sous-traitée. Lazare Sellam prévoit de reprendre 160 salariés au total, sur les 450 que compte encore Lejaby aujourd'hui, dont 53 à l'usine d'Yssingeaux et 107 au siège de Rillieux-la-Pape, près de Lyon.

Quant au volet financier et aux investissements nécessaires à la relance, Lazare Sellam reste discret. "J'ai la somme qu'il fait pour mon projet", assure-t-il sans plus de détails. La reprise ne se ferait pas en tout cas sans revoir le position marketing et commercial de la marque.

Selon le PDG de Canat, "l'image de Lejaby est devenue floue ces dernières années, à force de trop vouloir se chercher". "Il faut revenir aux fondamentaux de qualité pour retrouver la cible traditionnelle", estime-t-il. Mécaniquement, le chiffre d'affaires devrait s'en ressentir. 25 à 28 millions d'euros pourraient être attendus en année pleine, contre 45 millions sur l'exercice 2011.

Verdict du tribunal de commerce attendu le 17 janvier.

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