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L'Usine Maroc

Cairn va bientôt forer, mais il n’y a pas (encore) de pétrole au Maroc

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Publié le

La compagnie d'exploration pétrolière britannique Cairn Energy a annoncé le jeudi 17 octobre son intention de lancer bientôt son programme d'exploration au large du Maroc à 150 km au sud-ouest d'Agadir. Mais l'Office National des Hydrocarbures et des Mines(ONHYM)  vient de le rappeler : que ce soit par Cairn Energy ou les autres opérateurs, il n'y a eu encore aucune découverte avérée de pétrole ou de gaz dans le royaume.

Cairn va bientôt forer, mais il n’y a pas (encore) de pétrole au Maroc
Une installation pétrolière de Cairn Energy
© cairn-energy

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

C'est la ruée vers l'or noir... ou en tout cas sa promesse. La compagnie britannique Cairn Energy vient d'annoncer dans son rapport de gestion intérimaire le lancement prochain d'opérations d'exploration pétrolière dans les blocs offshore de Foum Draa au large d'Agadir dont elle détient 50% des parts.

Basée à Edimbourg, cotée à Londres où elle pèse 2 milliards d'euros en bourse, Cairn Energy veut ainsi démarrer "un programme d’exploration de douze mois pour le forage de plusieurs puits d’envergure" au Maroc pouvant atteindre "une superficie de 8 900 km²" selon les déclarations de Simon Thomson, directeur du programme.

Les ressources possibles dans les blocks de Foum Draa sont chiffrées par Cairn Energy à 142 millions de barils avec un potentiel supplémentaire de 126 millions de barils.

Outre le site de Foum Draa qui sera le théâtre de ce programme étalé sur plusieurs mois et en plusieurs étapes, Cairn détient sur une autre zone adjacente à celle de Foum Draa 37,5% du permis maritime lié à la concession Juby plans sur les blocks maritimes I-III.

Le groupe écossais a signé un accord en joint-venture (JV) avec Genel energy plc, une société d'exploration basée à Londres et à capitaux turcs pour forer un puits en 2013/2014 sous réserve des autorisations.

Le programme vise des ressources brutes de plus de 4 milliards de barils équivallent pétrole (boe) sur un portefeuille total de prospection portant sur potentiellement 10 milliards de boe au Maroc, Sénégal, Mauritanie, Groënland et Irlande.

Cairn Energy opére au Royaume-Uni, en Norvège, en Méditerranée (Albanie) et sur la marge Atlantique : Groënland, Irlande, Mauritanie et Maroc. Le groupe a cédé une grande part de ses importantes découvertes en Inde (Cairn India) en 2011 à Vedanta Resources.

Cairn qui emploie 177 personnes produit environ 33 000 barils de pétrole par jour et déclare à son actif une vingtaine de découvertes.

SPÉCULATIONS STOPPÉES PAR L'ONHYM

Par ailleurs, ces derniers jours une découverte supposée de gaz à Sidi Mokhtar selon la presse a fait l'objet d'intenses spéculations et même d'une annonce de la part d'une agence chinoise reprise par plusieurs médias.

Du coup, l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) dirigé par Amina Benkhadra, par ailleurs ancienne ministre de l'énergie de 2007 à 2012, a fait une mise au point.

L'Office a précisé dans un communiqué "qu’à ce jour on ne peut pas parler de découverte de gaz ou pétrole. Il s’agit seulement d’estimations d’un potentiel géologique et non de réserves. Seule la réalisation de forages et de tests pourrait éclairer sur l’existence ou non d’hydrocarbures."

L’ONHYM indique le communiqué "poursuit l’impulsion et la consolidation de la dynamique de l’exploration pétrolière, en attirant le maximum d’investisseurs internationaux et en intensifiant davantage les travaux de recherche dans notre pays".

Trente et une sociétés pétrolières "parmi lesquelles des majors, des super indépendants et des indépendants" opèrent actuellement au Maroc aussi bien en offshore qu’en onshore pour tenter de trouver du pétrole et du gaz.

Le géant britannique BP, dans une arrivée remarquée vient d'associer avec l'un des indépendants Kosmos autour de plusieurs blocs. En début d'année, l'américain Chevron avait lui aussi détaillé ses projets au Maroc dans l'offshore. Le britannique Fasnet a confirmé en juin ses programmes d'exploration pour l'an prochain (voir vidéo à la fin de cet article).

Selon l'Office "l’évaluation du potentiel pétrolier d’un bassin nécessite de nombreuses analyses et études progressives, parfois très longues, selon la nature et la complexité géologique du bassin considéré. Ces travaux et investigations ont recours à des techniques, en perpétuelle évolution, et demandent des investissements très lourds".

Pour couper court aux spéculations, l'ONHYM qui de part la loi marocaine est associé à tous les projets a même publié la liste des prévisions de forage en cours (voir tableau ci dessous) pour 2013 et 2014.

Le Maroc est dépourvu (à ce jour) en hydrocarbures contrairement à l'Algérie voisinne. Le pays importe 95% de ses besoins en matière d’énergie, ce qui pèse lourdement sur sa balance commerciale avec une facture pétrolière 2012 de l'ordre de 100 milliards de dirhams (8,89 milliards d'euros) soit plus de 10% du PIB.

Nasser Djama

 

 

 

Commentaire du Paul Griffiths, patron de Fasnet sur ses perspectives au Maroc (vidéo en anglais, Source : ProactiveInvestors Stocktube)

 

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