L'Usine Agro

Cacolac tente un come-back pour ses 60 ans

,

Publié le

Reprise par deux investisseurs en 2011, la célèbre boisson au chocolat espère retrouver le chemin de la croissance et de la rentabilité. Elle lance une nouvelle boisson et veut développer l’exportation.

Cacolac tente un come-back pour ses 60 ans © Cacolac

Elle fait partie de ces marques emblématiques d’une certaine époque, qui aimeraient bien retrouver leur succès d’antan. Popularisée dans les années 1970 et 1980, Cacolac tente aujourd’hui un retour sur le devant de la scène à l’occasion de ses soixante ans. Elle s’appuie sur le fonds Trixaim Investissements qui l’a reprise à la famille fondatrice en 2011.

"Un gros travail de remise à plat du fonctionnement logistique et commercial a été réalisé depuis deux ans", a expliqué, le 12 mars, Dominique Rault, un des deux dirigeants de l’entreprise, qui a racheté la marque avec son associé Didier Giroux. Cacolac - qui n’a réalisé que 7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 - s’est alliée à un distributeur grossiste, Solinest, pour mutualiser ses coûts de livraison avec d’autres petites marques de l’agroalimentaire. Pas facile pour une PME de faire le poids face aux exigences de la grande distribution. "Depuis le milieu des années 2000, les distributeurs nous ont demandé des livraisons franco, directement dans leurs bases logistiques, mais impossible de pouvoir répondre pour nous pour des raisons financières", a souligné Christian Maviel, le directeur de l’usine de Léognan (Gironde), issu de la famille fondatrice. "Forts de notre partenariat avec Solinest, nous avons fait progresser nos ventes de 15 % en 2012, mais pas en 2013, où elles sont restées stables, du fait d’une mauvaise météo notamment", a détaillé Dominique Rault. 

Reconquérir l’export et les consommateurs

Pour 2014, la marque ambitionne de vendre 8% de canettes en plus que les 15 millions commercialisées l'an dernier. La PME, qui dispose d’une nouvelle usine depuis 2000, mise sur le lancement de nouveaux produits, dont une boisson au goût praliné noisette, accompagnés de packagings rajeunis. Elle souhaite également se développer à l'international, notamment en Afrique, au Ghana et au Nigeria, en collaboration avec le spécialiste local la distribution CFAO. Elle regarde aussi vers l'Algérie, le Moyen-Orient ou la Chine.

Avec cette stratégie, la PME de trente salariés entend porter la part de ses exportations dans son chiffre d’affaires à 30 % sur l'année, alors qu'elles ne représentent que 5% des ventes à ce jour. Cacolac espère retrouver le chemin de la rentabilité cette année. "Nous avons fait de très gros efforts. Nous attendons maintenant les résultats", a souligné Dominique Rault, qui promet d’autres nouveautés. Un Cacolac au lait végétal, allégé en sucre et à la fraise pourraient faire leur apparition dans quelques mois. De quoi peut-être renouveler le socle de ses consommateurs, et conquérir les adolescents, pour relancer les ventes en France.

Adrien Cahuzac

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte