C’est quoi une crème solaire bonne pour la peau ET pour les océans ?

La crème solaire, qui nuit aux coraux et aux écosystèmes marins, vient d'être interdite à Hawaii. Plusieurs marques de cosmétiques ont développé des formules qui respectent à la fois l'Homme et la nature.

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C’est quoi une crème solaire bonne pour la peau ET pour les océans ?
Les crèmes solaires classiques s'avèrent très néfastes pour les coraux.

Le message est répété, à juste titre, chaque été. Il faut se protéger des expositions au soleil avec de la crème solaire. Mais depuis quelques années, plusieurs organismes alertent sur la nocivité de ces produits, qui s’avèrent mauvais pour l’environnement. Certaines marques de cosmétiques ont décidé de formuler des produits adaptés, respectueux à la fois de l’Homme et des océans.

Avec la plongée, les sports nautiques ou la simple baignade, environ 8000 litres de crème se déversent chaque année dans l’océan selon les études de l’association UFC Que choisir. "Une étude publiée en 2008 dans Environmental Health Perspectives et menée par une équipe de la Faculté des sciences de l’université polytechnique des marches à Ancône en Italie a démontré que certains ingrédients pouvaient tuer les coraux", explique la Surfrider Foundation, une association qui milite pour la préservation des océans. "Une baignade après 20 minutes d’application répand près de 25% des composants chimiques dans les océans menaçant les coraux et les planctons essentiels à l’équilibre de l’écosystème marin et donc de notre survie. Ces pollutions des océans ont pour conséquence le fait que 10% des récifs soient en danger et que la moitié des coraux mondiaux soient menacés d’extinction d’ici 20 ans." Si bien que la crème solaire vient d'être interdite à Hawaii.

De minuscules miroirs protecteurs sur la peau

Plusieurs ingrédients des crèmes solaires classiques nuisent aux coraux, comme les parabènes, le silicone et l’oxybenzone. Tous les trois agissent comme des filtres UV dans la crème. "Le gros problème c’est que les matières premières sans impact sur l’environnement n’ont pas un spectre assez grand pour couvrir toutes les longueurs d’ondes critiques et correctement protéger la peau. Voilà pourquoi il faut utiliser plusieurs filtres chimiques différents", explique Cédric Mourlon, créateur de Biosolis, une marque de cosmétiques naturelles. Pour protéger efficacement la peau du soleil sans nuire aux coraux, il a développé des formules composées de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc. "C’est comme si vous aviez des microparticules de miroir concassées sur la peau. Leur action consiste à refléter les rayons à l’instar des filtres chimiques. D’ailleurs, cette formulation évite aussi de faire pénétrer des perturbateurs endocriniens dans la peau."

Plusieurs marques se sont lancées sur le créneau de la crème solaire éthique, à l’instar d’Eq, Acorelle, Laboratoires Biarritz ou Alphanova Sun. Pour éviter de plisser les yeux et vérifier chaque petite ligne sur l’arrière des produits en magasin, il suffit de choisir une crème solaire labellisée Cosmébio Ecocert, le seul label bio qui garantit une formulation avec au minimum 95% d’ingrédients naturels. "Il y a un autre problème avec les cosmétiques conventionnels. C’est le fait qu’ils contiennent des produits à base de pétrole. Ils ont un impact négatif sur notre environnement et sur notre santé", poursuit Cédric Mourlon. Le spécialiste l’admet, il y a une dizaine d’années, les débuts des crèmes sans filtres chimiques ont été balbutiants. "Mais aujourd’hui, on est en mesure de proposer un produit qui s’étale bien, qui sent bon et qui montre de bons résultats." Il faut toutefois prévoir un budget un peu plus élevé pour ces produits, une vingtaine d’euros environ pour un spray de 100 ml.

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