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L'Usine Aéro

C'est officiel, le Rafale de Dassault ne succédera pas aux F-16 de la Belgique

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Publié le , mis à jour le 25/10/2018 À 14H38

Vu sur le web [ACTUALISE] Alors qu’Emmanuel Macron effectuera en novembre une visite d’Etat en Belgique, durant laquelle il entendait consolider l’Europe de la défense, la Belgique adéfinitivement écarté la possibilité de choisir le Rafale de Dassault pour remplacer ses F-16 vieillissants. Au profit… des Américains.

C'est officiel, le Rafale de Dassault ne succédera pas aux F-16 de la Belgique
La Belgique aurait éliminé le Rafale de Dassault pour remplacer ses F-16 vieillissants, au profit… des Américains.
© Parick Rogel - Wikimedia Commons

Actualisation du 25 octobre : le gouvernement belge confirme avoir choisi le F-35 américain de Lockheed Martin pour remplacer ses avions de chasse F-16 après 2023, au détriment du Typhoon d'Eurofighter et du Rafale de Dassault. La Belgique va aussi acheter des drones américains, mais aussi des véhicules blindés, des frégates et des chasseurs de mines d'origine européenne.

Malgré tous ses efforts, la France semble avoir perdu la bataille du remplacement des avions de chasse F-16 de la Belgique. Interrogé mardi 23 octobre devant des députés réunis en commission au Parlement belge, le Premier ministre Charles Michel aurait annoncé qu'une décision finale devait être prise en conseil des ministres d'ici au 29 octobre mais que le candidat français était d’ores et déjà écarté. Or, selon la presse belge, le choix du gouvernement se porterait sur le F-35 du groupe américain Lockheed Martin. Abandonnant ainsi l’autre option européenne : le Typhoon du consortium Eurofighter, jugé trop onéreux.

La Belgique avait lancé en mars 2017 une procédure d'achat de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante d'une cinquantaine de F-16. Pour cet appel d’offres, dont le montant est estimé à 3,6 milliards d'euros, la France n’avait pas répondu en bonne et due forme, contrairement à ses concurrents, optant pour "une coopération approfondie" avec l'armée de l'air belge. En juin dernier, Rafale International annonçait un partenariat avec Thales en vue de développer un centre d'excellence industriel en cybersécurité en Belgique.

L'offre française jamais examinée en intégralité

Cette façon de faire aurait provoqué le mécontentement des nationalistes flamands dominant le gouvernement belge, selon les médias locaux. "Le cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput a à plusieurs reprise indiqué qu’il ne pouvait pas signer une clause de confidentialité sur l'offre française, car cela mettrait la Belgique dans une position juridique délicate qui impliquerait une négociation avec la France alors que la procédure d'appel d'offres lancée par le gouvernement était en cours. Un argument qui ne convainc pas les spécialistes", écrit ainsi L’Echo dans son édition du 22 octobre.

"Les milliers de pages de l’offre française n’ont donc finalement jamais atterri entre les mains des Belges. Seule une version extrêmement résumée aura été examinée. Les spécialistes de la Défense chargés du remplacement des F-16 - l’équipe Accap (Air Combat Capability Program) - n’auront pas davantage pu se rendre sur le terrain pour creuser les conditions d’utilisation de l’avion français, alors qu’ils ont fait le déplacement aux USA et au Royaume-Uni pour étudier de près les engagements américains et britanniques en terme de maintenance, de simulation ou d’opérationnalité", poursuit le quotidien belge.

La décision d'écarter l'offre française et d'opter pour le F-35 pourrait bien avoir également des conséquences politiques. "A la veille de la visite du président Macron en novembre, ce choix constituerait une gifle pour les relations franco-belges, et au-delà, pour tous ceux qui cherchent redonner du souffle à une Union Européenne ambitieuse. Par ailleurs, cette décision confirmerait et accentuerait pour longtemps la dépendance technologique de l’Union Européenne à l’égard des Etats-Unis", estime d'ores-et-déjà le député belge centriste cdH Georges Dallemagne dans un communiqué.

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13 commentaires

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27/10/2018 - 10h30 -

Cette décision illustre parfaitement le fonctionnement de l'Europe dont chaque pays tire partie individuellement des autres sans apporter le moindre intérêt économique à la zone ! Dire qu'on nous sort sans arrêt le fait que la France à un trop petit marché pour qu'elle puisse faire seule ? Mais que seraient donc les belges dans ces conditions ?
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28/10/2018 - 20h31 -

Et qu'à fait la France en se retirant du projet europeen EFA, qui a débouché sur l'Eurofighter, pour construire son propre Rafale? Pour finalement avoir 2 avions similaires qui se disputent le même marché... Et après ça vient faire ses donneurs de leçons parce que personne ne veut acheter votre avion. La France dans son meilleur rôle!
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12/11/2018 - 12h50 -

@Tom Sawyer. On voit que comme votre pseudonyme vous n'êtes pas aller à l'école pour y étudier l'histoire de l'EFA. La france faisait partie des initiateurs du projet avec la RFA. Les contraintes pour la France étaient : un appareil navalisable (9 tonnes max) totalement multi-rôle à voilure delta devant à terme remplacer presque tous les types d'appareils de l'armée de l'air et de la marine. Le Royaume-Uni, l'Italie puis l'Espagne se sont joints au projet en influençant le projet vers un intercepteur haute altitude de 11 T (non navalisable car trop lourd pour notre porte-avion) ne correspondant absolument pas au besoin de la France, d'où son retrait pour le projet Rafale. Donc ce n'est pas la France dans son meilleur rôle mais le reste de l'Europe dans sa pire bêtise ! Pour vous en convaincre, à présent l'on cherche à rendre le Typhoon polyvalent ce que le Rafale est par essence depuis le début de sa conception (même si la version F1 n'était qu'un chasseur) Cordialement
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26/10/2018 - 13h03 -

A tout les coups c'est Hollande qui a encore ouvert sa bouche pour les rafales.
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26/10/2018 - 11h07 -

Ce choix aurait été impossible aux EU pour preuve le tanker A330 a été retoqué après avoir gagné sur le terrain purement appels d’offres.
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26/10/2018 - 09h23 -

Comme en juin 1975, on n’attendait plus que la Belgique pour signer le second Marché du Siècle remporté par le F16 opposé au Mirage F1. C’ était le 4ème pays européen, après les Pays Bas, la Norvège et le Danemark, à choisir le F16. Ce coup-ci, trois autres pays européens ( Italie, Finlande, UK ), se sont ajoutés à la liste ces dernières années, autour des F35 A/B. Il n’ y aura probablement personne pour le nommer 3ième Marché du Siècle, fantasmatique Défense Européenne oblige……Situation figée pour au moins 40 ans… 14 pays sur la planète se sont engagés sur la F35. On peut penser que ceux qui ont fait ce choix en ont su suffisamment sur cette dernière génération US pour juger des différences, des gains opérationnels, relativement à des avions nettement plus anciens dans leur conception.
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25/10/2018 - 18h06 -

La décision du remplacement des F16 par des F35 est une décision des nationalistes flamands. Dassault a toutes ses filiales en wallonie dont se fichent éperdument les nationalistes ci-dessus. Ce choix illogique pour l'industrie aéronautique belge et européenne ne touche que le sud du pays.
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25/10/2018 - 17h14 -

Il n'y a aucun moyen d'expliquer d'un point de vue logique opérationnel le choix du F-35 , même les pires pro F-35 ne le conteste pas le F35 doit être panachée avec un autre avion AA pour former un ensemble cohérent et de premier plan. Hors ce contrat est déjà largement au dessus du budget belge il ne pourront pas prendre en plus ce qu'il faut pour combler les lacunes. La logique d'un point de vue opérationnel en prenant en considération la volonté d'un rapprochement avec les pays-bas aurais été qu'ils continuent sur des F-16 pour les missions de base et qu'ils participent au mission OTAN via les F-35 des pays-bas qui aurait été heureux de le faire moyennant une cotisation. Ou alors ce rapprochement est un prétexte et donc soit la belgique se fait racketter par les USA soit il y a corruption voir endoctrinement des décideurs en aucun cas ce n'est un choix de raison opérationnel.
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25/10/2018 - 16h57 -

Vivement que nous mettions fin à cette Europe du chacun pour soi et que la Belgique redevienne ce confetti totalement insignifiant qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être...
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25/10/2018 - 07h09 -

Alors lançons un boycoot sur les moules frites belges.
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25/10/2018 - 03h28 -

Que Macron annule sa visite et puis point. Pourquoi perdre du temps à aller discuter avec eux si ils ne prennent la peine d'examiner nos propositions écrites ? Quant à l'Inde ce sera surement un partenaire plus fiable et c'est une future grande puissance. Un état bien plus important que la Belgique avec une position stratégique dans l'océan Indien. Le partenariat mis en place là bas va faire baisser les couts de production de nos avions et rapporter plus de client export, pour peu que tout les dirigeants du monde ne soit pas corrompus par LM. La preuve qu'on a plus à gagner à développer des relations outre-mer qu'à rester cloitrer dans le mouroir européen.
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24/10/2018 - 23h25 -

Mauvais perdants à la coupe du monde de foot, anti-européens voire anti-français dans le choix de leur futur avion de chasse, décidément ils ne sont plus "nos amis belges" mais bien des traitres.
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24/10/2018 - 11h05 -

Désespérante Europe !! En résumé on va transférer de la Techno en INDE mais pas en BELGIQUE !! à la fin, comment avoir un effet d'échelle pour nos industries ??...
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24/10/2018 - 08h49 -

Il n´y a plus qu ´à imposer des taxes douanieres sur le materiels arrivant des USA ou du royaume uni aprés Brexit . On le fait bien sur les Harleys...
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23/10/2018 - 21h36 -

Je subgere que Dassault se retire de la Sabca et rapatrie toutes ses productions actuellement réalisées en Belgique. Ce serait le minim face à cette véritable trahison.
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