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L'Usine Aéro

Après la Belgique, le Canada n’aura pas non plus le Rafale comme avion de chasse

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Publié le , mis à jour le 09/11/2018 À 07H26

[ACTUALISÉ] Après le couac en Belgique, l'avion de chasse français Rafale connaît un nouveau raté, au Canada cette fois-ci, mais pour des raisons différentes : son fabricant Dassault Aviation a préféré se retirer de cet appel d'offres à plus de 10 milliards d’euros. Une décision confirmée le 8 novembre par la Direction générale de l'armement (DGA).

Après la Belgique, le Canada n’aura pas non plus le Rafale comme avion de chasse
Le fabricant du Rafale, Dassault Aviation, a préféré se retirer de l'appel d'offres pour le Canada.
© Dassault Aviation - S. Randé

Actualisation du 9 novembre 2018 : Dassault Aviation, le fabricant du Rafale, s'est bien retiré de l'appel d'offres visant à fournir 88 nouveaux avions de combat au Canada, a déclaré le jeudi 8 novembre la Direction générale de l'armement (DGA), confirmant des informations de Reuters du 7 novembre.

"On a considéré qu'au bout de cette phase d'échanges un certain nombre de conditions n'étaient pas remplies pour que ça présente un intérêt", a expliqué Thierry Carlier, directeur du développement international de la DGA, lors d'une conférence de presse. Le fait que l'Hexagone n'appartienne pas à l'alliance des "Five eyes" est également entré en ligne de compte selon lui.

Après le couac avec la Belgique, qui a finalement cédé aux sirènes américaines pour remplacer ses F-16 vieillissants, au grand dam de la France, le Rafale semblait en bonne voie pour s’exporter au Canada. L’avion de chasse de Dassault Aviation figurait en effet sur la short-list des autorités canadiennes dans le cadre du contrat de remplacement des CF-18 de l'armée.

À la surprise générale, le fabricant de ce fleuron français s'est pourtant retiré de l’appel d’offres visant à fournir les 88 nouveaux avions de combat, ont rapporté le 6 novembre à Reuters trois sources au fait du dossier. Dassault Aviation n’est visiblement pas convaincu de pouvoir répondre aux exigences de sécurité requises dans le cadre de ce contrat évalué, selon des responsables canadiens, entre 15 milliards et 19 milliards de dollars canadiens (10 milliards et 13 milliards d’euros).

L'Hexagone désavantagée par une alliance anglophone

Selon ces sources, le fait que l’Hexagone n’appartienne pas à l’alliance des "Five eyes" - qui regroupe les services de renseignement des États-Unis, de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni - aurait compliqué les opérations avec les forces américaines.

La décision de Dassault Aviation laisse donc quatre autres avions en lice, le F-35 de Lockheed Martin et le F-18 Super Hornet de Boeing, développés par des industriels américains, semblant tous deux en bonnes places pour les raisons évoquées précédemment, contrairement au Gripen du groupe suédois Saab AB. La Grande-Bretagne, membre du groupe des "Five eyes", appuierait le Typhoon développé par le consortium d'Airbus, BAE Systems et Leonardo.

Le Canada devrait publier en mai 2019 le cahier des charges final. Le premier avion devrait être livré en 2025 mais le vainqueur ne sera toutefois pas désigné avant 2021 voire 2022, selon la presse locale.

Avec Reuters

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