BUREAUTIQUETROIS IMPRIMANTES LASER COULEUR TESTÉES POUR VOUSElles sont encore trop chères pour se substituer aux autres technologies. Mais leur qualité et leur rapidité d'impression les destinent aux applications partagées à fort volume.

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BUREAUTIQUE

TROIS IMPRIMANTES LASER COULEUR TESTÉES POUR VOUS

Elles sont encore trop chères pour se substituer aux autres technologies. Mais leur qualité et leur rapidité d'impression les destinent aux applications partagées à fort volume.



Les imprimantes laser couleur sont devenues abordables pour des applications de CAO, de PAO et de bureautique. C'est QMS, rapidement rejoint par Tektronix, Hewlett Packard et Océ, qui a le premier franchi la barre symbolique des 100000francs en juin dernier avec sa Magicolor. Faut-il pour autant se ruer sur l'impression laser? Ce banc d'essais compare trois de ces machines, celles de Hewlett Packard, de Tektronix et de Xerox (les modèles de QMS et Océ ont été testés, mais viennent d'être remplacés par une nouvelle version, nous ne pouvons donc plus les comparer). Il apporte une réponse nuancée à la question. Oui, l'impression laser est intéressante, de par sa grande rapidité, très supérieure en tout cas à celle du jet d'encre ou du transfert thermique. Oui, l'excellente qualité d'impression mérite que l'on s'y arrête. Sur ce plan, même la moins bonne de toutes les imprimantes laser fait mieux qu'une imprimante à transfert thermique de haut niveau comme la Tektronix Phaser 220i. Cela dit, l'impression laser couleur reste chère. Trop chère même, si on la compare aux autres technologies. La plus abordable, la machine proposée par Hewlett Packard, frôle les 60000francs, alors que le très haut de gamme des imprimantes à transfert thermique peine à atteindre les 30000francs. La différence est encore plus impressionnante avec les imprimantes à jet d'encre couleur qui se situent, elles, dans la gamme de 10000 à 15000 francs. Conclusion, l'impression laser n'a pas encore atteint un rapport qualité-prix suffisant pour se substituer aux autres technologies. Les caractéristiques de vitesse, de qualité, d'autonomie et les grandes possibilités de partage qu'offrent les machines laser les destinent pour l'instant avant tout à l'impression en volume (entre 2000 et 10000pages par mois), pour des applications où elles seront partagées par plusieurs utilisateurs. Un des enseignements du test est la confiance relative qu'il faut accorder aux vitesses théoriques annoncées par les constructeurs. La vitesse pure du "moteur" ne prend pas en compte les conditions réelles d'utilisation. Ainsi, grâce à sa résolution limitée à 300points par pouce, la Hewlett Packard se révèle la plus rapide, même si sur le papier son débit théorique la place en retrait. A la différence du transfert thermique, où la feuille circule plusieurs fois devant la tête d'impression, l'impression laser se fait en une seule passe. C'est l'écriture qui s'effectue en plusieurs fois. A ce propos, on notera que toutes ces imprimantes sont capables de travailler en noir et blanc ou en bichromie. La vitesse est alors multipliée d'autant: par quatre dans le cas du noir et blanc, par un facteur de l'ordre de deux selon que la bichromie fait appel à une couleur de base ou non. Les machines laser peuvent donc trouver un intéressant domaine d'utilisation dans des applications partagées où la couleur n'est utilisée qu'occasionnellement. En matière de langage de description de page, les trois matériels testés offrent tous Postcript en standard. C'est un langage très lourd à cause de sa complexité, qui allonge sensiblement les temps d'impression. Mais, vu la nature des applications visées, il s'impose sur les imprimantes couleur, qui travaillent souvent sur des diagrammes, schémas ou photographies exigeant une grande qualité. Pour satisfaire aux besoins de vitesse, ces machines disposent du langage PCL5, plus rapide, car moins complexe, que Postcript. Du côté du coût des consommables, on ne constate aucun progrès par rapport au jet d'encre. Le coût par page reste élevé. En la matière, les différences très significatives de prix entre les consommables très abordables de la Laserjet d'HP et ceux, très chers, de la Tektronix s'estompent lorsqu'on compare leur durée de vie: 2200pages dans le cas d'HP, contre 6000 pour Tektronix. Conclusion: à moins de se trouver dans un domaine d'application où une machine à fort volume se justifie, il est bon d'attendre encore une baisse significative des prix de ces matériels. Si l'on se rappelle ce qui s'est produit avec les matériels noir et blanc, elle devrait être très rapide. Franck BARNU



LE LABORATOIRE D'ESSAIS DE 01 INFORMATIQUE

Les bancs d'essais, qui sont désormais publiés dans chaque premier numéro du mois de l'hebdomadaire "L'Usine Nouvelle", se fondent sur les études réalisées par le laboratoire d'essais de l'hebdomadaire "01 Informatique", édité par le groupe Tests. Ce laboratoire est aujourd'hui le plus important centre européen de tests de produits micro-informatiques et réseaux en Europe. Il dispose de moyens inégalés: dix-huit ingénieurs permanents travaillent dans 700mètres carrés de locaux aménagés pour étudier toutes les catégories de produits (matériels, logiciels et réseaux). S'appuyant sur 130méthodologies spécialement développées, les ingénieurs récréent en milieu contrôlé les conditions réelles d'utilisation en s'assurant que les tests sont reproductibles. Tous les critères de choix d'un produit (vitesse, ergonomie, richesse fonctionnelle...) sont évalués.



Le modÈle recommandé : La Color Laserjet de Hewlett Packard

Un excellent rapport qualité-prix

Applications privilégiées: bureautique et petite PAO.

Résolution: 300points par pouce.

Vitesse (données constructeur): -En couleur: 2pages par minute. -En monochrome: 8pages par minute.

Prix: 57000francs (HT).

Sur le papier, elle ne partait pas gagnante. Sa résolution limitée à 300points par pouce et sa vitesse théorique de 2pages par minute pour une impression couleur ne laissent pas prévoir ni un monstre de vitesse ni une championne de la qualité. En fait, si, comme on pouvait s'y attendre, sa faible résolution la place en queue de peloton quand il s'agit de qualité, elle lui permet en revanche de se situer à la pole position quand il s'agit de vitesse. Le tout, combiné à un prix de 57000francs (en réalité, il faut compter 60000francs pour une configuration raisonnable), fait de la machine de Hewlett Packard la plus intéressante pour les applications de bureautique et de petite PAO. Elle est excellente sur l'impression de textes, petits et gros caractères, grâce à son algorithme de lissage RET (Resolution Enhancement Technology) et à sa technologie Colorsmart, qui optimise l'impression en analysant le type d'objet contenu dans la page. Sur les autres documents, en particulier les images numérisées, le résultat est nettement moins probant. Les images sont peu contrastées, les couleurs moins vives et les dégradés nettement moins bien rendus. La cause: cette machine est la seule à opter pour un rendu mat, parfait pour les documents bureautiques, mais qui ne met pas en valeur les images. Autre faiblesse: une autonomie en consommable très réduite (2200pages), heureusement compensée par un coût de consommable record: moins de 60francs pour la recharge en toner noir et 300francs pour les autres couleurs. La Color Laserjet, ce qui participe à son faible prix, est livrée très dépouillée en matière d'interface: elle ne dispose en standard que d'un port parallèle bidirectionnel. Elle peut recevoir en option un port Localtalk ainsi que des adptateurs Ethernet et Token Ring.



La méthodologie utilisée pour le banc d'essais

La procédure

Les cinq imprimantes laser couleur passées au crible possédaient toutes la taille mémoire adéquate pour imprimer à la résolution maximale. Trois d'entre elles (Hewlett Packard, Océ et QMS) autorisent l'impression en Postcript niveau2 et en mode PLC5c. Les deux autres (Tektronix et Xerox) se contentent de Postcript niveau2. Tous les résultats ont été comparés à ceux de deux machines faisant référence dans leur catégorie: une imprimante à jet d'encre (Hewlett Packard Deskjet 1200 C/PS) et une imprimante à transfert thermique (Phaser 220i de Tektronix).

Le déroulement des tests

Les imprimantes ont toutes été testées à leur résolution maximale, en mode Postcript et en utilisant leur driver par défaut sous Windows.

Plusieurs types de documents ont servi de base à l'établissement des résultats:

Une page Word6 sous Windows avec textes et graphiques.

Un document Excel avec un histogramme.

Une image numérisée (format Tiff Coreldraw4).

Trois documents Arts & Letters, dont une feuille avec des dégradés de couleur, une avec des blocs de couleur et un document comportant un graphique vectoriel.

Chaque test de rapidité a été réalisé deux fois. Le résultat correspond à la moyenne de ces deux mesures. La notation

La note globale prend en compte quatre mesures:

Rapidité: la note est scindée en deux. La première, affectée d'un coefficient4, correspond au temps total d'impression. La seconde (coefficient0,5) mesure le temps nécessaire pour reprendre la main après le lancement de l'impression.

Qualité: la partie la plus importante de cette note (coefficient5) est fondée sur une appréciation personnelle à partir de critères objectifs. Une mesure de la régularité des à-plats à l'aide d'un densitomètre (coefficient0,5) la complète.

Richesse fonctionnelle: cette note (coefficient 2) sanctionne des caractéristiques telles que: interfaces disponibles, modes d'émulation, nombre de couleurs imprimables, type de papier, capacités réseau, qualité du service après-vente.

Ergonomie: un tiers de la note (coefficient 1) est attribué à la facilité de mise en oeuvre: installation des drivers, nettoyage et connexion. Les deux tiers restants prennent en compte la clarté du panneau de commande, la manipulation du papier et l'installation de consommables.

La Phaser 540 de Tektronix : Un bon compromis

Application privilégiée: utilisation mixte bureautique/graphique.

Résolution: 600points par pouce.

Vitesse (données constructeur): - En couleur: 3,5pages par minute. - En monochrome: 14pages par minute.

Prix: 67000francs (HT).

La Phaser540 dispose d'une originalité par rapport à ses concurrentes. A condition de la doter d'une mémoire vive de 36Mo, elle est capable d'imprimer en tons continus. Les tests ont toutefois été réalisés en mode normal, avec 36Mo de mémoire.Apparaissant sur le papier comme la plus rapide, elle est cependant distancée en vitesse d'impression par le modèle de Hewlett Packard. Elle offre en revanche une très bonne qualité d'image, principalement pour l'impression de textes, aussi bien pour les petits que les gros caractères, et une grande régularité d'impression. Autre atout, ses consommables sont plus faciles à installer que sur les autres imprimantes. Et, grâce à une très longue durée de vie (6000copies) de ses consommables, la machine Tektronix bénéficie d'un coût par page intéressant malgré un prix élevé.

La machine de Tektronix intègre en standard un port parallèle et peut recevoir en option des ports

Localtalk et SCSI ainsi que des interfaces de réseau Ehernet et Token Ring. Elle dispose enfin d'un bac d'alimentation très largement pourvu: sa contenance peut aller jusqu'à 750feuilles.



La 4900 de Xerox : La meilleure qualité

Applications privilégiées: PAO et CAO.

Résolution: 300x1200points par pouce.

Vitesse (données constructeur): - En couleur: 3pages par minute. -En monochrome: 12pages par minute.

Prix: 80000francs (HT).

C'est la machine qui fournit de loin la meilleure qualité d'impression, et cela malgré sa résolution qui

n'atteint pas les 600points par pouce. Sa technologie Quad Dot lui permet en revanche d'offrir une définition de 300x1200 à partir d'une résolution de 300points par pouce. Corollaire de la qualité, l'imprimante de Xerox est la plus lente des trois modèles testés. La Xerox réalise ainsi des documents d'excellente qualité aussi bien sur les documents bureautiques que photographiques. Les résultats sont un peu moins bons sur la sortie image numérisée, qui pèche au niveau netteté et détail. Elle intègre en standard les ports parallèle, série et Localtalk. La connexion Ethernet est prévue en option.

Dernier point fort: la 4900 est la seule des machines testées à permettre l'impression sur enveloppes et étiquettes.

USINE NOUVELLE N°2492

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