BUREAUTIQUELE SCANNER DÉCOLLELe marché français du scanner pour micro-ordinateurs a fait un bond de 70% en 1994. Principales raisons: banalisation de l'image en bureautique, baisses continuelles de prix et large diversification des canaux de distribution.

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BUREAUTIQUE

LE SCANNER DÉCOLLE

Le marché français du scanner pour micro-ordinateurs a fait un bond de 70% en 1994. Principales raisons: banalisation de l'image en bureautique, baisses continuelles de prix et large diversification des canaux de distribution.



La bureautique prend des couleurs. Après les écrans et les imprimantes, c'est au tour des scanners: habitués à des croissances modestes de 10 à 20% par an, les constructeurs de scanners pour micro-ordinateurs ont vu leurs ventes s'envoler en 1994, en augmentation de près de 70%. Trente-trois mille unités ont été livrées en France, dont 80% pour numériser des images couleur Le signe le plus évident de la banalisation de l'image en bureautique a d'abord été la multiplication des imprimantes couleur. (voir page64, notre guide d'achat). L'arrivée de la technologie "jet d'encre" a été déterminante: elle a pratiquement balayé ses concurrentes en proposant une qualité "laser" à des prix très inférieurs. Aujourd'hui, avec l'arrivée massive des scanners, pour numériser et intégrer des images dans les documents électroniques, le dernier maillon de la chaîne se met en place. Quatre constructeurs, Agfa, Hewlett Packard, Canon et Epson, totalisent 78% des ventes. Les trois derniers cités - ce n'est pas un hasard - sont aussi des acteurs majeurs sur le marché des imprimantes jet d'encre. Mais de nouveaux intervenants, comme Mustek, Microtek, ou le taïwanais Umax, devraient créer un certain mouvement dans ce secteur, tout en favorisant sa croissance globale par une politique de prix agressive. Les baisses de prix sont déjà largement entamées. "En valeur, la progression du marché aura été deux fois moindre qu'en nombre d'unités vendues", fait remarquer Yves Stern, responsable du Scanner Club, qui réunit les principaux constructeurs. Moins chers (en couleur, les prix démarrent à moins de 5000francs), plus simples à utiliser, les scanners s'efforcent de perdre leur image "technique" pour s'attaquer à un public plus large. Une tendance qui se traduit par une diversification rapide des canaux de distribution. Ainsi, la vente directe de scanners par les constructeurs ne concerne plus que les équipements de haut de gamme, destinés aux professionnels de l'image. Si les grossistes se taillent encore la part du lion, les grandes surfaces spécialisées (Surcouf, Vobis...), certains constructeurs informatiques (PCW, IPC...) et les entreprises de VPC prennent une part croissante à la diffusion. Quant aux grands magasins "techniques", comme la Fnac ou Metro, ils démarrent tout juste. Mais leur rôle sur ce marché est important, puisqu'il leur revient de convaincre leur clientèle habituelle que les scanners sont des périphériques comme les autres. Des scanners seront-ils vendus bientôt chez Carrefour et Auchan? "Pour y parvenir, il faudra descendre à des niveaux de prix nettement inférieurs à 5000 francs et corriger encore l'image trop technique du scanner, estime Philippe Roussel, chef de produit chez Hewlett Packard. Cela me paraît possible pour 1996." Cette année, les constructeurs s'attendent à une croissance des ventes d'au moins 50%. Il est vrai que le marché français a accumulé un retard certain: ses 33000scanners vendus en 1994 ne représentent que la moitié du marché allemand.



USINE NOUVELLE N°2486

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