Bull encore sous perfusion

L'Etat n'en finit plus de remettre de l'argent dans Bull. Mais cela suffira-t-il à sauver le constructeur informatique?

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L'Etat actionnaire a encore accepté de verser à Bull une avance de trésorerie... pouvant aller jusqu'à 350 millions d'euros, après avoir pourtant consenti une aide de 100 millions d'euros en novembre dernier. Le tout, afin de financer une énième restructuration et la suppression d'environ 1 500 emplois.

Pierre Bonneli, le nouveau P-DG de Bull, s'est voulu clair : c'est la dernière fois que l'Etat met la main à la poche. La proximité des élections a sans doute aidé au geste. Mais, la démarche a quelque chose d'absurde, alors même que des dizaines d'autres entreprises souffrent elles-aussi tout en ayant de meilleures chances de survivre à la crise.

En 2001, Bull a dévoilé des résultats catastrophiques : la perte nette s'élève à 253 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros en baisse de 8,7 %. En réduisant les frais généraux, Pierre Bonneli espère l'équilibre opérationnel au second semestre. Mais, à terme, une fusion, ou le dépeçage des activités, reste la solution la plus probable.

Emmanuel Grasland

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