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Budget de la Sécurité Sociale : l’industrie du médicament s’indigne

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Confrontés à de nouvelles baisses de prix des médicaments pour réduire le déficit de l’Assurance maladie, les laboratoires pharmaceutiques ne décolèrent pas. Ils y voient une menace pour l’innovation thérapeutique en France.

Budget de la Sécurité Sociale : l’industrie du médicament s’indigne © Synerlab

Dévoilé lundi 29 septembre par le gouvernement, le budget de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2015 n’a évidemment pas convaincu l’industrie pharmaceutique. Il prévoit 3,2 milliards d’euros d’économies pour l’Assurance maladie, dont une grande partie sera, pour la quatrième année consécutive, réalisée à travers des baisses de prix sur les médicaments. "Avec un montant de 900 millions d’euros de baisses de prix, auquel s’ajoute une accumulation de mesures de régulation, la part demandée au médicament dans le champ des dépenses d’Assurance maladie reste particulièrement lourde", alors que le médicament ne représente que 15 % des dépenses, estime le Syndicat des entreprises du médicament (Leem).

Selon le syndicat, qui refusait de s’engager sur le Pacte de Responsabilité tant qu’il n’avait pas eu connaissance de ce projet de loi, ce dernier va fragiliser les capacités de recherche et de production de l’industrie de la santé. "Ce projet de loi va à l’encontre de tous les rapports d’experts (Gallois, Lauvergeon, Rocard-Juppé, Attali), qui soulignent le caractère stratégique pour la France des industries de santé, et il s’inscrit en contradiction avec les ambitions stratégiques portées par le gouvernement", regrette le Leem.

Des alternatives proposées par les industriels au printemps dernier

Pour Patrick Errard, le président du syndicat, c’est également l’innovation mise à disposition des patients qui est en jeu. "L’intention gouvernementale de fixer, pour la première fois, un taux d’évolution des dépenses de médicament négatif ne permettrait en aucun cas à notre pays d’accueillir les innovations thérapeutiques à venir", affirme-t-il.

Les industriels regrettent que le gouvernement n’ait pas repris les propositions qu’ils lui avaient formulées au printemps dans le cadre du Comité interministériel d’interface : développement de l’automédication, réorganisation du parcours de soins, déploiement des nouvelles technologies de santé…

Gaëlle Fleitour

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