Budget 2008 : la dette attendra !

Présenté ce matin au Conseil des ministres, le premier budget du quinquennat de Nicolas Sarkozy repousse à 2009 l'assainissement des finances publiques.

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Budget 2008 : la dette attendra !
Nicolas Sarkozy nous promettait la rupture. Le premier budget de son quinquennat est plutôt marqué par le sceau de la continuité, avec un déficit de 41,7 milliards d'euros, à peine inférieur à celui de la loi de finances pour 2007 (42 milliards). En cause ? La contrainte du coût des mesures fiscales de l'été (9 milliards d'euros) et le tassement de la croissance.

Estimées à 271,8 milliards d'euros, les dépenses seront stables en volume et progresseront de 1,6% en valeur, soit une marge de manœuvre de 5,5 milliards d'euros. Une somme entièrement absorbée par l'augmentation des charges de pensions des fonctionnaires (2 milliards), la hausse des intérêts de la dette (1,6 milliard) et une remise à niveau des dotations budgétaires à certains dispositifs sociaux (1,2 milliard).

C'est pourquoi les priorités budgétaires, telles que l'enseignement supérieur et la recherche dont le budget augmentera de 1,8 milliard, la justice et l'éducation nationale seront financées par un redéploiement de ressources.

Face aux critiques de ses partenaires européens qui lui reprochent de ne pas aller assez vite dans la réduction des déficits (64,2% du PIB à la fin 2007), le gouvernement justifie ses choix par le « choc de confiance » qu'il souhaite provoquer avec son paquet fiscal afin d'accélérer la croissance et de mener à bien réformes structurelles et assainissement des comptes publics.

Le budget 2008, « destiné à nourrir la relance de la croissance », est un budget « sérieux », « juste » et « sans cadeaux fiscaux » a déclaré François Fillon après la présentation du texte en conseil des ministres. « C'est un budget basé sur une croissance vigoureuse », a ajouté dans la journée la ministre de l'Economie et des Finances.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande a réagi en dénonçant un budget « incohérent, insincère et inconséquent » en faisant notamment référence à la prévision de croissance retenue par le gouvernement (ndlr : 2,25 %). « Il y a un budget caché et un budget affiché. Le budget affiché c'est celui qui nous est présenté aujourd'hui. Le budget caché s'appelle l'austérité », a-t-il ajouté.

Philippe Roger avec Reuters

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