L'Usine Energie

Bruxelles satisfaite du niveau de sécurité dans les centrales nucléaires européennes

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Après une série de stress tests sur différents bâtiments nucléaires, la Commission européenne a rendu public son rapport ce jeudi 4 octobre. Le commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger en a fourni les grandes lignes lors d’une conférence de presse.

Bruxelles satisfaite du niveau de sécurité dans les centrales nucléaires européennes © ClicGauche - Wikipedia - C.C.

"Nous en sommes arrivés à la conclusion qu’aucune centrale ne doit être arrêtée pour des raisons de sûreté en Europe". C’est avec ce constat que Günther Oettinger a ouvert la conférence de presse qui s’est déroulée ce 4 octobre. En effet, la sûreté a été jugé satisfaisante suite aux stress tests réalisés par la Commission.

Et de nuancer aussitôt : "Mais presque partout, il existe un potentiel important en termes d’amélioration.", a-t-il souligné. Par exemple concernant les risques liés aux séismes et aux inondations,les normes actuelles ne sont pas appliquées dans 54 réacteurs (dans le cas du risque sismique) et dans 62 réacteurs (pour le risque d’inondation) sur les 145 contrôlés.

10 à 25 milliards d'investissement

Selon la Commission, les tests de résistance ont montré qu’il existe des normes internationalement reconnues, or celles-ci ne sont pas appliquées dans toutes les centrales. "Nous voulons mettre  en garde les Etats membres, les opérateurs, et les exploitants", a expliqué Günther Oettinger.

Une responsabilité des Etats membres pointée du doigt par la Commission. La principale repsonsabilité de "la nécessité des travaux supplémentaires concernant la sécurité nucléaire (c'est-à-dire la prévention des actes malveillants) incombe aux États membres", est-il écrit dans un communiqué sur le site de la Commission.

Elle va donc émettre des recommandations. "Dans le document, nous avons pour chaque pays, chaque centrale, chaque critère, des résultats très concrets", affirme-t-il. La Commission a donc pu prendre la mesure exacte des mesures prises pour atténuer les risques. Parmi les principales demandes des experts de la Commission, une proposition sur l'assurance et la responsabilité dans le domaine nucléaire. Un surcoût qui n’est pas compris dans les 10 à 25 milliards d’investissement qui seraient nécessaires en Europe pour appliquer les recommandations.

"L’assurance implique des coûts qui se répercutent ensuite sur le prix de l’électricité. Effectivement cela ne renforce pas la compétitivité des centrales. Mais mon rôle n’est pas de rendre le courant nucléaire moins cher. Cette obligation à l’assurance est tout à fait justifiable", a plaidé le commissaire européen.

Un bilan dans deux ans ?

Le rapport de la Commission va suivre son chemin. Il a d’ores et déjà été envoyé au Parlement, il va maintenant être examiné au Conseil européen.

"Nous espérons que le Conseil européen ne prendra pas seulement acte du document mais en tirera les conséquences. Nous formulerons ensuite des propositions pour une directive en matière de sûreté nationale. Je suis confiant sur le fait que notre rapport ne va pas seulement être archivé", a souhaité Günther Oettinger.

Effectivement, après avoir analysé le cadre légal européen en vigueur dans le domaine de la sûreté nucléaire, la Commission présentera début 2013 une révision de la directive sur la sûreté nucléaire.

 

Commission Européenne - Stress Tests centrales nucléaires

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